Réforme retraites : Incertitudes sur les actions prévues fin Novembre après une mobilisation en chute libre

Police et syndicats se sont accordés à reconnaître qu’il s’agit de la plus faible mobilisation depuis la rentrée contre cette réforme phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Les quelque 245 cortèges en France ont rassemblé entre 375.000 personnes (contre 560.000 le 28 octobre), selon la police, et 1,2 million (contre près de 2 millions), selon la CGT. Parfois sous une pluie battante, ils ont été partout plus clairsemés, avec peu de jeunes.

“Le mouvement est clairement en recul par rapport aux fois précédentes. Je pense que progressivement la réforme est entrée dans l’esprit des Français”, a réagi sur France 2 le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.

Après la participation en berne de samedi, l’intersyndicale s’efforcera lundi de préserver l’unité, en cherchant de nouvelles formes de mobilisation, lors d’une réunion dont les débats s’annoncent animés.

Pour le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, ce moindre succès “ne doit rien enlever à notre détermination d’agir”. “Nous continuerons de contester la loi même si elle est promulguée”, après l’aval du Conseil constitutionnel d’ici début décembre. Il a même menacé de faire cavalier seul “s’il s’avérait impossible de continuer la bataille” avec les autres syndicats. Sa pique visait son homologue de la CFDT, François Chérèque, qui avait vu vendredi le sujet des retraites “s’éloigner”.

Mais, aux côtés de M. Thibault dans le carré de tête parisien, le leader cédétiste a assuré que sa confédération “sera toujours” dans “ce mouvement unitaire” et “participera” à une “nouvelle journée d’action fin novembre” dont la modalité devra être “définie” par l’intersyndicale lundi. Réfutant toute dissension, il a affirmé que “l’intersyndicale continuera dans l’avenir sur les retraites, et aussi sur les problèmes de l’emploi, des conditions de travail, du pouvoir d’achat”.


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