Retraites complémentaires : A la recherche de solutions urgentes pour renflouer les caisses

A l’image des retraites du régime générale, les caisses des retraites complémentaires Arrco et Agirc sont dans la tourmente. Face à l’urgence de la situation, syndicats et patronat se rencontrent aujourd’hui pour rechercher des solutions.

Les caisses de retraite vont mal. Si l’avenir du régime général semble reposer sur une réforme nécessaire qui devrait voir le jour en 2014, la pérennité des retraites complémentaires attend, elle, la réactivité et la force de propositions des syndicats et du patronat. Ils se rencontrent aujourd’hui pour une quatrième séance de négociations afin d’établir des solutions qui remédieront à un déficit financier de plus en plus lourd. Sans redressement urgent, les prévisions entrevoient un assèchement des caisses de l’Agirc en 2017, talonnées de près par le même épuisement pour l’Arcco en 2020. Medef et syndicats militent pour leurs propres suggestions, l’un défendant une non revalorisation des pensions de retraite selon l’inflation, l’autre conseillant une hausse des cotisations.

Pas de revalorisation au 1er avril ?

Parmi les solutions avancées, le Medef se positionne en faveur d’une non revalorisation des pensions de retraite en fonction de l’inflation. Un dispositif également nommé désindexation. Ainsi les pensions seraient-elles rehaussées, mais à un niveau inférieur à celui de l’inflation. Le patronat propose une augmentation de moins de 1,5 points pour 2013, et d’à peine 1 point pour les années suivantes, représentant sur 3 ans une économie de 4Mds d’euros. Parmi les syndicats, la CFDT s’est déclarée prompte à promouvoir cette suggestion, qu’elle considère comme conservatoire, à la seule condition que les plus faibles pensions de moins de 1.100 euros soient exclues du procédé. De leur côté, les pensions de reversion pourraient pâtir de ces solutions d’urgence formulées, une proposition abondant vers un abaissement de 60% à 56% de la part octroyée au conjoint survivant.

Hausse des cotisations

En seconde ligne de mire, les cotisations. Les syndicats, jugeant insuffisant de désindexer les pensions selon l’inflation, soutiennent l’idée d’une hausse des montants payés par les assurés. FO propose une augmentation d’1 point de la cotisation qui représenterait 0,6% pour les entreprises contre 0,4% pour les salariés. Soit un renflouement des caisses de l’ordre de 5,6 et 6Mds d’euros par an. Venant à peine de ployer devant une hausse des cotisations chômage pour les CDD, le Medef s’est dit formellement opposé à ce projet.

En comptant la réunion de ce jour, il restera aux syndicats et au patronat seulement 2 autres séances de négociations, le 14 février prochain et le 7 mars, avant de rendre les décisions définitives lors de l’ultime rencontre.


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