Les assurances scolaires proposées par les associations de parents d’élèves sont-elles intéressantes ?

Sur quatre associations nationales de parents d’élèves, deux ont conclu des partenariats avec des assureurs afin de proposer directement à leurs adhérents des contrats d’assurance scolaire personnalisés et à tarifs abordables. News Assurances a enquêté.

Sur le principe de la mutualisation, la PEEP (Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public) et l’UNAAPE (Union nationale d’associations autonomes ou indépendantes de parents d’élèves) proposent à leurs adhérents des contrats d’assurance scolaires de groupe, censés allier économies tarifaires à des garanties étendues. Une commercialisation rendue possible grâce à des partenariats quasi historiques avec les assureurs MMA et Axa. A noter que chacune des deux fédérations reçoit en échange de ses ventes une commission de l’ordre approximatif de 10%.

News Assurances a comparé chacun de ces deux contrats ajustés avec le contrat “tout public” haut de gamme du même assureur, pour vérifier l’avantage des partenariats conclus.

La PEEP et son contrat d’assurance scolaire MMA

“Nous sommes en partenariat depuis 30 ans avec MMA. Nous essayons de le négocier et de le faire adapter en fonction des demandes des parents et des problématiques particulières du terrain. A savoir quelles sont les choses qu’ils souhaitent voir assurer? Comme l’intérieur des cartables ou les calculettes graphiques par exemple…” explique Gilles Bourgogne, Directeur Général de la PEEP.

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L’analyse de News Assurances

Lors d’un précédent article, nous avions déjà eu l’occasion de présenter à nos lecteurs le contrat d’assurance scolaire MMA tout public, car jugé suffisamment couvrant et efficace.

En comparant l’offre tout public et l’offre adhérent PEEP, on constate que pour 1 euro de moins par an le second contrat présente des plafonds de garantie bien supérieurs. C’est le cas des prothèses dentaires par exemple, auditives, du bris de lunettes/lentilles, de l’instrument de musique, du capital en cas de décès, des frais de secours et de recherche, ou des dépenses juridiques en défense recours.

Deux seuls points dommageables sont à déplorer: la baisse des plafonds de couverture pour les dommages causés par l’élève (responsabilité civile) et le remboursement amoindri de ses vêtements personnels. Les hauteurs de prises en charge restant tout de même honorables, le contrat PEEP de MMA est indéniablement plus rentable et protecteur que celui destiné au public.

L’UNAAPE et son contrat d’assurance scolaire Axa

“Nous avons commencé à établir un partenariat avec Axa il y a 17 ans pour proposer une assurance scolaire à nos adhérents, tout simplement pour être plus compétitifs par rapport aux autres associations de parents d’élèves qui en distribuaient.[…] Les frais de participation qu’Axa nous reverse nous permettent de payer les impressions des bulletins d’adhésion” précise Anna Ang, Secrétaire Générale de l’UNAAPE.

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L’analyse de News Assurances

News Assurances avait également déjà eu l’opportunité de démontrer à ses lecteurs l’aspect qualitatif du contrat d’assurance scolaire d’Axa tout public.

Le contrat proposé par l’UNAAPE à ses adhérents présente quelques petites différences. Moins cher de 40 centimes, de nombreuses garanties voient leurs plafonds augmenter. C’est ainsi le cas des frais médiaux, des prothèses dentaires et auditives, du bris de lunettes, des frais de recherche secours ou encore des gardes à domicile. Côté soutien scolaire, si les 2h/j pendant 6 semaines (contrat UNAAPE) peuvent sembler peu comparés aux 200 euros par mois pendant 10 mois (contrat tout public), un calcul permet de nuancer la sensation de déséquilibre. En considérant que le prix d’un cours à domicile peut s’élever de 10 à 30 euros, la prise en charge du contrat UNAAPE pour le rattrapage scolaire oscille entre 600 et 1.800 euros pour 6 semaines. Or, le contrat tout public prévoit en tout 2.000 euros pour 10 mois. La différence n’est donc pas si probante, bien au contraire.

Conséquent désavantage toutefois, commun aux deux contrats, leur manque de couverture quant aux biens de l’élève. Des garanties totalement absentes du contrat UNAAPE, mais présentes dans le contrat tout public en souscrivant l’option racket pour 12 euros de supplément. Soit 40,40 euros par an pour l’assurance intégrale. Un élément préjudiciable qui, du point de vue de News Assurances, doit inciter un parent d’élève à comparer, et a faire jouer la concurrence pour dénicher un contrat plus complet et économique. Avec l’augmentation du coût de la vie, pouvoir prendre en charge le bris des biens (fournitures scolaires, instrument de musique, vélo…) appartenant à des enfants peu méticuleux de par leurs âges, doit être un facteur déterminant dans le choix de l’assurance scolaire.

Du côté de la FCPE et l’Apel

La FCPE (Fédération de Conseil de Parents d’Élèves) et l’Apel (Association de Parents d’Élèves de l’enseignement Libre) n’ont pas souhaité employer la même stratégie “marketing”. Le premier soutient toutefois publiquement la MAE, assurant “partager les mêmes valeurs”. Du côté du second, Hervé Jean, Secrétaire général de l’Apel explique: “traditionnellement, les établissements de l’enseignement privé catholique ont un lien avec une seule et même mutuelle; la Mutuelle Saint-Christophe. Plus de la moitié des écoles ont négocié avec la mutuelle des contrats d’assurance scolaire collectifs. Les parents ne sont pas obligés d’y adhérer mais ça simplifie énormément les choses. Nous, en tant qu’association de parents d’élèves, nous ne souhaitions pas être mêlés à ce choix et rester indépendants”.


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