Consommation : quand la génération Y bouscule la finance

Alors que les baby-boomers atteignent l’âge de la retraite, la génération Y est en passe de devenir le gros des clients des assureurs et banquiers, or ils ont des codes et modes de consommation complètement différents de leurs ainés. 

Élevés dans la crise, les 18-34 ans ont acquis de nouveaux codes et modèles de consommations, le système de fonctionnement se base sur l’entraide, la solidarité et le consommer utile.

Ainsi l’on voit émerger de nouveaux modèles comme la consommation collaborative qui viennent bousculer les assureurs au niveau même de l’élaboration des produits. Ainsi une étude publiée ce lundi 1er juin par Bank of America Merrill Lynch constate que les 18-34 ans se méfient des institutions financières. “Leur passage à l’âge adulte ayant eu lieu en période de grande récession, les membres de la génération Y ont eu des débuts financiers des plus difficiles, avec 71 % d’entre eux qui estiment devoir faire face à davantage de difficultés financières que leurs parents au même âge“, indique l’étude.

Or cette méfiance pose un problème conséquent au monde la finance, car la génération Y est un marché à part entière. En effet, elle représente 86 % des personnes des pays émergents et d’ici 2025, 75 % de la population mondiale appartiendra à la génération Y, par ailleurs,”ils émergent en tant que nouvelle source dominante de richesse et de dépenses, ce qui veut dire que les banques devront évoluer et adapter leur offre au risque de perdre cette clientèle au profit de nouveaux acteurs

Comme chaque génération, la génération Y affiche ses particularités, ses clichés et ses contradictions qui sont essentiels à la compréhension de son rôle“, précise l’étude. Par ailleurs, l’émergence d’acteurs comme les fintechs ( start-ups spécialisées dans la finance et le paiement), l’assurance collaborative, les investissements socialement responsables, plus en phase avec cette nouvelle génération, viennent marcher directement sur les platebandes du secteur financier.

La finance et notamment les assureurs devront impérativement s’adapter aux nouveaux modes de consommation de cette jeunesse s’ils ne veulent pas perdre leur clientèle. On constate d’ailleurs qu’ils sont plusieurs à prendre le sujet à bras le corps. La Maif, Allianz, Macif ou encore Axa on fait de la consommation collaborative leur cheval de bataille, et se disputent le marché sans état d’âme.


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