Grippe A/H1N1 : Les personnes infectées seraient désormais immunisées

grippe-porcine-701La flambée actuelle de grippe A(H1N1) d’origine porcine pourrait assurer aux personnes ayant été infectées une forme d’immunité protectrice, au cas où le virus réapparaîtrait sous une forme plus virulente, dans une seconde vague pandémique, selon des scientifiques.

C’est ce qui s’est produit en 1918, lorsque la plupart des personnes tombées malades lors d’une première vague pandémique peu mortelle, au printemps, ont bénéficié d’une forme d’immunité contre les souches virales bien plus meutrières apparues dans les mois suivants, faisant au moins 40 millions de morts dans le monde.

La première vague pandémique de mars-mai 1918 a assuré aux militaires infectés dans des bases américaines et britanniques une protection de 35% à 94% contre une nouvelle infection grippale lors de la seconde vague pandémique et une protection de 56% à 89% contre un décès lors de cette seconde vague, selon une étude américaine publiée en novembre dans le Journal des maladies infectieuses.

Au Danemark, une vague d’infections peu mortelles par un virus pandémique très contagieux durant l’été 1918, aurait pu aussi assurer une protection partielle contre la vague de grippes très meurtrières à l’automne suivant, selon une autre étude publiée en 2008 à laquelle ont participé également Cécile Viboud, des Instituts nationaux de santé américains et l’épidémiologiste Lone Simonsen (George Washington University).

En 1918, compte tenu de ce qu’on sait maintenant, “il aurait été préférable de laisser se produire une première vague d’infection afin d’assurer l’immunité contre le virus émergent au moment où il était encore peu virulent”, a déclaré à l’AFP Lone Simonsen.

Mais concernant l’épidémie actuelle, “nous ne savons même pas s’il va y avoir une seconde vague, et si elle sera grave”, a-t-il ajouté par téléphone. Et si on laisse l’actuel virus se propager avant de connaître sa virulence, on met la population en danger, mettent en garde d’autres experts, car la première vague pourrait être plus dangereuse qu’escompté.

Pour John Oxford, virologue réputé du Saint Bartholomew’s et du Royal London Hospital, “il serait trop dangeureux” de laisser l’infection poursuivre son cours, car “il y a trop d’inconnues”.

AFP


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