Grippe H1N1 : la vaccinations dans les collèges et lycées débute aujourd’hui

La campagne de vaccination contre la grippe H1N1, fondée sur le volontariat, débutera mercredi dans les collèges et lycées pour les 5,3 millions d’élèves du secondaire, alors que celle des écoliers du primaire commencera dans les centres de vaccination début décembre.

Pour les collégiens et lycéens, la vaccination se fera comme prévu à partir de mercredi, mais par étapes, tous les établissements n’étant pas concernés ou prêts dès le premier jour, a-t-on dit au ministère de l’Education nationale, et il est donc conseillé de se renseigner.

La vaccination aura lieu “uniquement sur accord parental” recueilli par écrit, a déclaré vendredi la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.

A cet effet, les parents de collégiens et lycéens mineurs ont reçu ou vont recevoir un “questionnaire préalable à la vaccination” en trois parties (dont deux à remplir eux-mêmes) : précisions sur la santé de l’adolescent et les éventuelles incomptabilités vis-à-vis du vaccin; accord parental donné ou non à la vaccination; observations faites par le médecin, notamment le nom du vaccin prescrit.

La balance bénéfice/risque des différents vaccins contre le virus H1N1 n’est pas la même.

Cette responsabilité qui incombe aux parents faisait l’objet lundi matin de discussions à l’abord d’un collège du XVIe arrondissement à Paris. Les parents des élèves de l’établissement, qui avaient reçu le questionnaire accompagné d’une notice d’information de trois pages sur le vaccin Pandemrix du laboratoire pharmaceutique GSK, s’interrogeaient entre eux sur le choix à faire, a constaté une journaliste de l’AFP.

Une “charte” envoyée aussi aux parents stipule notamment que la vaccination “ne peut être pratiquée qu’avec le consentement libre et éclairé de la personne accueillie” et que celle-ci “dispose du droit de demander réparation” auprès de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, notamment “des préjudices qu’elle estimerait avoir subis suite à la vaccination”.

Pour les enfants des écoles maternelles et élémentaires, la procédure n’est pas la même. Les écoliers pourront se rendre dans les “centres de vaccination de proximité”, accompagnés de leurs parents qui pourront répondre eux-mêmes aux questions des médecins concernant d’éventuels antécédents ou risques d’incompatibilité.

Et la campagne débutera “dans les premiers jours de décembre”, soit un peu plus tard que prévu, a annoncé vendredi Mme Bachelot.

Pour les élèves du primaire comme du secondaire, les parents doivent en outre recevoir un bon de vaccination de la Caisse nationale d’assurance maladie.

Lundi midi, le nombre d’écoles primaires fermées pour enrayer la propagation du virus (211) était encore en hausse par rapport à vendredi, mais le nombre de collèges et lycées fermés (41) avait baissé légèrement.

Pour le grand public, la campagne de vaccination a déjà commencé. Les Français ont manifesté dans un premier temps une grande méfiance vis-à-vis des vaccins, mais on observe une fréquentation croissante des centres depuis une semaine, selon des données recueillies à Paris.

Depuis vendredi, la vaccination a aussi débuté pour les femmes enceintes et les enfants âgés de 6 à 23 mois, avec un vaccin sans adjuvant, le Panenza du laboratoire Sanofi-Pasteur. Mme Bachelot a insisté sur le fait que ces populations étaient “particulièrement à risque”.

Vendredi, le dernier bilan faisait état de 56 décès dus au H1N1 en métropole et de 28 en outre-mer.

Paris, 24 nov 2009 (AFP)


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