Réforme de l’hôpital : Nicolas Sarkozy et Roselyne Bachelot montrent de légers signes d’ouverture

Alors que les milieux hospitaliers se préparent à une journée d’action le 28 avril contre la loi Bachelot, « Hôpital, Patients, Santé et Territoires » avant son passage devant le Sénat, le président de la République et la ministre de la Santé ont montré quelques signes d’ouverture.

L’Elysée d’abord, le ministère ensuite. Chacun y est allé de son petit signe d’apaisement sur le sujet sensible de la réforme de l’hôpital.
Premier à entrer en jeu, Nicolas Sarkozy a rencontré dès le mercredi 22 avril « quelques médecins hospitaliers, principalement des professeurs d’université » pour évoquer la « gouvernance de l’hôpital », selon un communiqué diffusé par l’Elysée jeudi 23 avril.

« L’échange informel portait sur la réforme de l’hôpital » en présence de Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Roselyne Bachelot, ministre de la Santé. Le président de la République « a fait part de son souhait de reprendre certaines des propositions faites par la commission présidée par le Professeur Jacques Marescaux sur la gouvernance des centres hospitaliers et universitaires (CHU) » précise le communiqué, ajoutant que M. Sarkozy avait « indiqué que les réflexions et suggestions faites par les participants à la réunion seraient examinées au cours des prochains jours par le gouvernement dans un esprit constructif ».

Le message a été entendu et la ministre de la Santé, porteuse de la loi, n’a pas perdu de temps pour affirmer que le texte était « bien sûr perfectible ». Sur BFM-TV et RMC, Roselyne Bachelot a annoncé : « nous allons l’améliorer encore au Sénat et faire des avancées sur la direction des hôpitaux ».
Son souhait, similaire à celui du président de la République, voudrait que « la direction de l’hôpital relève d’un processus d’équipe entre un directeur, évidemment responsable, mais qui s’appuie sur un directoire à majorité médicale et dont le vice-président sera un médecin, ou un homme ou une femme de santé ».

Si ces annonces ne devraient pas empêcher le mouvement du 28 avril d’avoir lieu, elles sont le signe de prise en considération de la grogne actuelle des personnels hospitaliers. Les principales inquiétudes portant sur la gouvernance des hôpitaux ne sont toutefois pas levées quelques jours avant la présentation du texte devant le Sénat et les syndicats professionnels devraient rapidement répondre à ces déclarations.

(Avec AFP)


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