Tempête Xynthia : après la précipitation le gouvernement se donne du temps pour des maisons en “zone noire”

Le gouvernement a décidé de se donner du temps pour statuer sur le sort de quelque 300 maisons sur les 1.510 logements inscrits en “zone noire” après la tempête Xynthia de février et voués à la destruction, a indiqué jeudi le secrétaire d’Etat au Logement Benoist Apparu.

“Il y a des zones noires qui sont définitives. Il y a des zones jaunes où on va mettre des prescriptions particulières pour la construction des maisons. Et on avait une zone intermédiaire, la zone orange, où on ne savait pas très bien où on la classait, en noir ou en jaune”, a affirmé à l’AFP M. Apparu. “La zone orange est potentiellement en noir. Depuis le départ, on a dit qu’il y avait sur quatre communes des incertitudes. On a dit qu’on se donnait un peu de temps pour décider. Ce n’est pas encore complètement décidé”, a-t-il poursuivi.

Interrogé sur le nombre de logements concernés par cette “zone orange”, le secrétaire d’Etat a évalué à “environ 300 les maisons” dans cette zone, soulignant que ce n’était qu’une estimation. “Les zones noire et orange, c’est bien les 1.510 maisons”, a-t-il ajouté.

Le 7 avril, dans un communiqué du Conseil des ministres, le gouvernement avait estimé que “dans les zones d’extrême danger, où les risques peuvent être mortels, il n’est pas acceptable de laisser les habitants se réinstaller”.  “Ces zones, dites +zones noires+, doivent retourner à l’état naturel”, ajoutait le communiqué.

Selon les chiffres fournis ensuite par les préfectures, 1.510 maisons ont été inscrites en “zones noires”.

M. Apparu a de nouveau reconnu un “cafouillage” et une “erreur de communication” dans la gestion de l’après-tempête. “Les gens ont eu le sentiment que les bulldozers arrivaient dans trois semaines”. “Les zones noires ne sont pas des zones de destructions massives”, a-t-il répété, soulignant toutefois qu’il y aurait bien des logements rasés, soit avec l’accord des propriétaires, soit au terme de procédures d’expropriation.

Dans un entretien au Parisien jeudi matin, M. Apparu assure que “dans l’immédiat, aucune maison ne sera rasée sous la contrainte”.

Paris, 3 juin 2010 (AFP)


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