Airbnb: êtes-vous couvert en cas de dégradations ?

Elle a révolutionné l’industrie hôtelière et fait l’objet de toutes les polémiques : la plateforme Airbnb de location de domicile progresse toujours plus et offre de réelles possibilités de complément de revenu… quand elle ne devient pas pour certains un business à temps plein. Mais qu’arrive-t-il si le locataire ponctuel dégrade le logement ? Dans ce mode de location flirtant parfois avec l’illégalité, la question mérite d’être posée, et les conséquences bien pesées par le propriétaire des lieux pour que l’expérience ne tourne pas au cauchemar.

Vaisselle cassée, revêtement du canapé déchiré, éraflures sur les meubles : tous les locataires ne laissent pas le logement dans l’état dans lequel ils l’ont trouvé. Si beaucoup de ces incidents peuvent être réglés par entente à l’amiable, et si la majorité des fournisseurs diminuent les risques en épurant le logement des objets les plus fragiles et les plus coûteux ou en exigeant une caution dans leur annonce sur la plateforme, il est important cependant de mesurer les conséquences de dégradations plus importantes : moquette ruinée, murs fissurés, lit effondré…

Le prestataire régulier de location aura donc tout intérêt à lire attentivement les différentes clauses de son assurance habitation : couvrent-t-elles bien la location saisonnière, et si oui, dans quelle mesure ? S’il est locataire, son assurance s’applique-t-elle à la sous-location ? Il ne faudra pas non plus négliger les éventuelles problématiques de responsabilité civile : qu’arriverait-il en cas d’accident de vos hôtes si le plafond s’effondrait, ou s’ils restaient enfermés dans votre ascenseur non conforme?

Airbnb propose également une « Garantie Hôte » à hauteur de 800 000 euros et valable dans plusieurs pays dont la France. Attention cependant à ne pas se reposer intégralement sur ce service, dont les clauses sont peu détaillées sur le site et qui n’entre en action qu’après médiation à l’amiable entre les parties. Airbnb recommande d’ailleurs fortement de ne pas l’utiliser à la place d’une assurance habitation, premier rempart contre les dégradations.


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