Sur 100 euros gagnés, les agents d’assurance réalisent 20% de bénéfices

Jackpot : pour 100 euros gagnés, les agents d’assurance conservent 20 euros de bénéfices net, quand la moyenne nationale est de 8 dans les entreprises.

Dévoilé hier par le journal Les Échos, le rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF) sur les professions réglementées met au grand jour les situations de rentes de 37 professions protégées : notaires, huissiers, pharmaciens, médecins, taxis, auto-écoles…. et agents généraux d’assurance.

Ces professions bénéficient de barrières à l’entrée, nécessaires pour contrôler les pratiques ou éviter des situations de sureffectif (numerus clausus) mais cela les préserve aussi fortement de la concurrence.

Concernant les agents d’assurance, ils opèrent comme des chefs d’entreprise indépendants mais pour le compte d’une société d’assurance. Ils perçoivent ainsi des commissions sur la vente et la gestion des contrats d’assurance. Selon le rapport, tout comme les autres professions réglementées, ils dégagent de confortables bénéfices par rapport à leur chiffre d’affaires.

Marge bénéficiaire nette

Sur 100 euros gagnés, les agents généraux d’assurance en gardent 20 de bénéfices net (avant impôt) soit un peu plus que les agents immobiliers qui perçoivent 19 euros sur 100 euros gagnés. Et pourtant, ce ne sont pas les mieux lotis. En grimpant dans l’échelle, on trouve encore les vétérinaires avec 23 euros, les dentistes 34 euros, les notaires 37 euros jusqu’aux huissiers de justice qui dégagent 43 euros de bénéfices pour 100 euros gagnés et les greffiers de tribunal de commerce avec 44 euros.

Ces niveaux de rentabilité frisent des sommets quand la moyenne des autres secteurs de l’économie française est située à 8%.

Les 12.567 agents généraux percevaient en 2010 en moyenne 86.784 euros par an de revenu, ce qui les place juste au dessus de la moyenne des avocats et en dessous de la moyenne des dentistes.

D’après le rapport, certaines réformes ciblées visant à casser des monopoles ou modifier la fixation des tarifs réglementés permettraient une baisse des prix de 10 à 20%. Jeudi 10 juillet, le ministre de l’Économie, Arnaud Montebourg, a fait savoir qu’il agirait dans ce sens pour redonner 6 milliards d’euros de pouvoir d’achat aux Français.

On ignore si cela pourrait concerner le secteur de l’assurance. Mais déjà, certains prix ont été plafonnés comme pour les opticiens et les ventes de lunettes dont les mutuelles ne pourront désormais plus rembourser que 470 euros au maximum pour des verres simples.


6 commentaires sur

  • Thibaud Vadjoux Vues :

    Bonjour,

    Le 1er commentaire a été approuvé. Mais je constate qu’il n’a pu être visible sur le site.

    Sur le fond, cet article aurait certainement nécessité une plus longue investigation. Et difficile de recouper les informations, car les professionnels ne veulent pas parler de leurs commissions. Et le rapport de Bercy n’a pas été rendu public. Mais une confusion certaine a été introduite, dans cet article, en parlant des cotisations encaissées sans prendre en compte ce qui est reversé à la compagnie par l’agent.

    Ceci dit, pour les éléments cités, nous avons repris les chiffres de l’IGF qui parlent bien, pour les agents d’assurances comme pour les autres professions, du bénéfice net soit après paiement des charges y compris des impôts. En considérant seulement la commission perçue par l’agent, dans votre exemple, s’il reste 18 euros à l’agent d’assurance et qu’après paiement des charges, il reste environ 6 euros, cela représente un bénéfice avant impôt de 33%. Peut-être, est-ce ces chiffres qui ont été retenus.

  • Jerome Vues :

    FAUX ! Il serait bien de se renseigner avant de publier un article. Il ne faut pas confondre chiffre d'affaires (les cotisations encaissées) et bénéfices, et encore moins revenu de l'agent général après impôts… En fait les 20 euros sur 100 euros de cotisation encaissées (soit 20%) ne sont pas le bénéfice. C'est ce que laisse la compagnie à l'agent général (en fait la moyenne est plutôt de 17-18% de commissions). Il faut ensuite payer toutes les charges et impots… En réalité il reste entre 7 et 8% après tout ça… Les chiffres publiés sont donc faux… même s'ils sont publiés par les Echos… quand on est journaliste on recoupe les infos avant de publier…. et d'autre part il n'est pas normal de ne pas avoir publié mon 1er commentaire sur votre article… si on laisse la possibilité de commenter, il faut accepter la critique.

  • Agent Vues :

    FAUX ! Il serait bien de se renseigner avant de publier un article. Il ne faut pas confondre chiffre d'affaires (les cotisations encaissées) et bénéfices, et encore moins revenu de l'agent général après impôts… En fait les 20 euros sur 100 euros de cotisation encaissées (soit 20%) ne sont pas le bénéfice. C'est ce que laisse la compagnie à l'agent général (en fait la moyenne est plutôt de 17-18% de commissions).
    Avec ces 18 euros sur 100 euros encaissés, l'agent général doit ensuite payer le loyer et les charges du local, les salaires de ses employés, les charges sociales, le RSI (la sécurité sociale des indépendants), les cotisations retraite, l'ursaff….
    En moyenne un agent général a environ entre 60 et 65% de charges à appliquer sur les commissions encaissées (c'est la moyenne nationale), ce qui laisse donc environ 6 à 7 euros sur les 18 euros dont on parlait…
    Ces 6-7 euros peuvent donc être considérés comme son revenu si vous voulez… et là dessus il va bien sûr y avoir les impôts qui vont se servir, comme tout le monde…
    Donc vous voyez qu'on est loin, très loin de ce que vous disiez dans cet article… donc à minima vous devriez si vous étiez un peu honnête, publier un correctif à votre article, voire même le supprimer étant donné que rien n'est juste…
    Signé, un agent général qui aimerait bien multiplier son revenu par 3 et conserver 20% des cotisations comme revenu, comme vous le dites dans l'article…

  • Thibaud Vadjoux Vues :

    Bonjour,

    Pour les éléments cités, nous avons repris les chiffres de l’IGF publiés par les Echos qui parlent, pour les agents d’assurances comme pour les autres professions, du bénéfice net soit après paiement des charges y compris des impôts.

  • Thibaud Vadjoux Vues :

    Bonjour,

    Pour les éléments cités, nous avons repris les chiffres de l’IGF publiés par les Echos qui parlent, pour les agents d’assurances comme pour les autres professions, du bénéfice net soit après paiement des charges y compris des impôts. Dans votre exemple, s’il reste 18 euros à l’agent d’assurance et qu’après paiement des charges, il reste environ 6 euros, cela représente – sauf erreur de notre part – un bénéfice avant impôt de 33%. Après impôt, nous retomberions grosso modo sur 20% ?

    Cet article aurait certainement nécessité une plus longue investigation. Sans doute difficile, car les professionnels n’aiment pas parler de leurs commissions. Et le rapport de Bercy n’a pas été rendu public.

  • DREVON Serge Vues :

    Il est trop facile de tirer ainsi sur certaines professions, cette marge est une marge brute sur laquelle doivent être payés tous les frais de fonctionnement,dont les salaires et charge soiciales des quelques 25 000 salariés employés par les agents généraux, quant à la règlementation elle IMPOSEE par l'état de "Bruxelles" et elle ne protège pas cette profession mais sa clientèle.

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