Edito : Les assureurs aussi parlent de météo

La météo est le sujet préféré des Français. Mais il n'est pas l'apanage des discussions à la machine à café le matin en arrivant au bureau. Dans les couloirs des compagnies d'assurance aussi on en parle. Et très sérieusement. Car c'est une histoire de gros sous.

La météo est le sujet préféré des Français. Mais il n’est pas l’apanage des discussions à la machine à café le matin en arrivant au bureau. Dans les couloirs des compagnies d’assurance aussi on en parle. Et très sérieusement. Car c’est une histoire de gros sous.

La neige perturbe les transports, la ligue 1 et même la tournée de Lady Gaga qui n’a pu assurer sa prestation à Paris. Le grand public n’est pas seul à suivre les prévisions d’Evelyne Dhéliat ou de Nathalie Rihouet. Les assureurs aussi se font des cheveux blancs à chaque alerte météo, orange ou rouge.

Une affaire de gros sous

Une chaussée glissante, c’est un risque d’accident. Un accident c’est un dossier d’indemnisation à traiter et un dossier d’indemnisation à traiter, c’est une somme d’argent à débourser.

Le responsable sinistre d’une compagnie a donc surement une petite boule dans le ventre le lendemain d’une intempérie ou lorsqu’il voit depuis sa fenêtre les gros flocon tomber inéluctablement sur la chaussée. Combien de dossiers de tôles froissées, de toitures endommagées ou de pertes d’exploitation va-t-il recevoir sur son bureau et pour quel montant ?
Car les foudres de Dame Nature peuvent coûter très cher. La facture pour la tempête Xynthia et les inondations du Var – les deux évènements climatiques majeurs de l’année – s’élève à 2,1Mds d’euros au secteur selon la FFSA.

L’arbre qui cache la forêt

Ces évènements médiatiques ne sont que la partie immergée de l’iceberg. Les chutes de grêle, le verglas sur les routes sont sources de multiples affaires à régler pour les assureurs aussi bien en habitation qu’en automobile. Ils participent à ce que la profession appelle la fréquence, autrement dit, les petits tracas du quotidien. Mis bout à bout sur un an, c’est l’effet boule de neige sur les indemnisations versées.

Les professionnels du secteur tablent par exemple sur un ratio combiné de 110% en habitation. Cela signifie que pour 100 euros encaissés, ils versent 110 euros d’indemnisation. La hantise de l’assurance. Du coup, il faut trouver une variable d’ajustement pour compenser, à savoir la prime. Pour compenser les règlements de sinistres, on augmente les tarifs. C’est d’ailleurs le principal argument pour justifier les augmentations pour 2011.
En résumé, la météo fait un peu la pluie et le beau temps dans l’assurance.


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