Inondations : Près de 3.500 assurés touchés

Les inondations qui ont touché le sud-est de la France ces derniers jours ont provoqué de gros dégâts dans certains départements. Selon les premières estimations, près de 3.500 assurés sont concernés.

Pour l’heure, le Gema (Groupement des entreprises mutuelles d’assurances) fait un premier bilan de 1.500 déclarations de sinistres (essentiellement en habitation) pour un montant estimé à 3M d’euros. Une tendance confirmée par la Macif, puisque l’assureur enregistrait en début de semaine pour les départements de la Côte d’Or et de l’Aube 450 déclarations de sinistres (2/3 pour la Bourgogne et 1/3 pour l’Aube) dont 80 % sur des sinistres habitation et 20% en automobile. Axa, lui, dénombre entre 200 et 250 assurés concernés pour un coût moyen estimé à 5.000 euros par sinistre.

Pour sa part, Covéa (qui regroupe Maaf, GMF et MMA) enregistrait en début de semaine environ 1.500 déclarations de sinistres en assurance auto, habitation et professionnels confondus. Pour la Maif, contactée elle aussi par la rédaction, les plans de gestion de crise « Pégase » n’ont pas été déclenchés, ce qui sous entend selon l’assureur que peu d’assurés ont été impactés pour le moment. En fin de semaine dernière, Generali comptait de son côté une centaine de dossiers d’indemnisation ouverts. Enfin, Pacifica (la filiale d’assurance dommages de Crédit Agricole) déclare avoir géré plus de 1.000 sinistres depuis quelques jours dans plusieurs départements (Doubs, Allier, Vosges, Côte-d’Or, Haute-Marne et Yonne). Les dégâts concernent majoritairement les habitations (54% des sinistres) et les automobiles (18%). Les exploitations agricoles sont également touchées et représentent 14% des sinistres enregistrés.

Au total, on estime à près de 3.500 le nombre de sinistrés ayant déjà contacté leurs assureurs, alors que de son côté la FFSA (Fédération Française des Sociétés d’Assurance) n’a pas encore communiqué de chiffres officiels. Par ailleurs, les régions touchées étant très rurales, de nombreuses exploitations agricoles ont été très atteintes, soit une plus longue estimation des dégâts.

L’état de catastrophe naturelle

Dans le processus d’indemnisation des victimes, la garantie catastrophe naturelle des contrats d’assurance habitation (MRH) ou automobile ne pourra jouer que si l’état de catastrophe naturelle a été décrété par arrêté préfectoral.

En visite dans la région de Troyes en fin de semaine dernière, Manuel Valls a confirmé que le département de l’Aube serait classé comme tel. « Ces territoires seront classés en situation de catastrophe naturelle pour pouvoir bénéficier de tous les soutiens de l’État », déclarait le ministre de l’Intérieur.

Quelques jours plus tôt, Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, confirmait au maire de Dijon que les villes inondées aux alentours seraient elles aussi classées en état de catastrophe naturelle. En Bourgogne, 93 communes de Côte-d’Or réclament le fameux arrêté préfectoral et quelques 20.000 hectares de cultures ont été touchés.


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