Vignobles / Cultures : Quelle indemnisation pour l’orage de grêle du 28 juin ?

Un énième orage de grêle dévastateur s’est abattu ce week-end sur l’est français. De nombreux vignobles et exploitations ont été touchés, de la Bourgogne/Franche-Comté aux Pyrénées, en passant par la région Rhône-Alpes et le Languedoc-Roussillon.

Mauvais temps pour les vignerons et les caves de renom de l’est français. Ce week-end, le 28 juin notamment, des pluies torrentielles et des orages de grêle se sont déversés sur plusieurs régions, de la Franche-Comté à la pointe orientale des Pyrénées. Les vignobles de la côte de Beaune ont été particulièrement touchés, principalement au niveau des villes de Santenay, Meursault, Volnay, et Pommard. Le Roannais ainsi que les zones de Mende et d’Angoulême ont également été atteintes.

Selon Météo France, des rafales de vent à plus de 100km/h ont été enregistrées dans le Jura et dans le secteur de Montlaur en Aveyron. L’équivalent de deux semaines de pluie en deux heures a été mesuré par le prévisionniste à Sainte-Gemme (85) avec 30mm d’eau, à Mende (48) avec 36mm, à Dole (39) avec 38mm et à Matour (71) avec 42mm.

L’assurance grêle pour les exploitants

S’ils en détiennent une, les exploitants impactés vont devoir faire jouer leur assurance grêle afin d’obtenir indemnisation pour leurs cultures saccagées. La couverture a pour vocation de prendre en charge “les dommages directs causés aux récoltes par le choc mécanique des grêlons” explique la FFSA, Fédération française des sociétés d’assurance. Les pertes de quantité et de qualité (en option) sont les principales garanties proposées dans les souscriptions.

Les agriculteurs seront remboursés selon la valeur assurée notifiée dans leur contrat, établie en fonction de la nature, de la surface, du rendement et du prix de vente espérés pour leurs récoltes. Une franchise oscillant entre 5% et 20% sera déduite de l’indemnisation.

Les exploitants disposent de 4 jours à compter de la survenance du sinistre pour déclarer les dégâts à leur assureur, de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR). “Il ne faut pas toucher à la récolte avant l’arrivée de l’expert, sauf si la récolte est mûre et doit être enlevée d’urgence. Dans ce cas, en accord avec l’assureur, il faut laisser des zones témoins sur place, ce qui permettra à l’expert de constater les dégâts” conseille la FFSA.


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