Xynthia : Dominique Bussereau renonce à une hausse des impôts en Charente-Maritime

Le président du conseil général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau, a annoncé samedi qu’il renonçait à sa proposition d’une hausse exceptionnelle de la fiscalité départementale de six pour cent pour faire face au coût de la tempête Xynthia.

“Nous sommes en possibilité de ne pas augmenter l’impôt”, a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse à Saintes.

M. Bussereau, qui devait faire voter cette augmentation exceptionnelle la semaine prochaine, a évoqué “deux éléments nouveaux” : un arbitrage gouvernemental qui permettra au conseil général de toucher 3,4 millions d’euros de remboursement de taxe à la valeur ajoutée en 2010 et l'”effet anxiogène” d’une hausse des impôts annoncée juste après la publication des “zones noires” décrétées inhabitables.

Au sujet de ces “zones noires”, le secrétaire d’Etat aux Transports a par ailleurs répété qu’il “y a des choses qui peuvent changer”. “Je n’exclus pas qu’il y ait des modifications de telle ou telle zone, je souhaite que le dialogue s’ouvre entre le préfet et les habitants”, a-t-il affirmé sans citer où, en Charente-Maritime, pourraient avoir lieu ces “modifications”.

Jeudi, M. Bussereau avait déjà indiqué que “rien n'(était) figé” et que des “accommodements” pourraient être trouvés pour certaines habitations susceptibles d’être rasées après le passage de la tempête le 28 février.

Le préfet de Charente-Maritime, Henri Masse, avait toutefois signifié le même jour que les “zones noires”, “présentant un danger de mort avéré” après le passage de la tempête Xynthia, n’étaient “pas négociables”.

Dominique Bussereau a précisé samedi que son “rôle” était d’être “un facilitateur”. “Je ne suis pas en charge du dossier au sein du gouvernement mais je pense qu’il y a de ci de là des aménagements de bon sens que je ferai connaître au chef de l’Etat”, a-t-il déclaré.

Il a souligné que le conseil général, grâce au remboursement de la TVA et de nouveaux redéploiements de crédits, pourrait faire face au coût de la tempête qui sera au total de l’ordre de 27 millions d’euros pour le département.

M. Bussereau a par ailleurs souligné que “l’Etat tient tous ses engagements”, répondant aux accusations de Ségolène Royal. Jeudi, la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes avait affirmé que les aides promises “aux ostréiculteurs, aux agriculteurs, aux entreprises” étaient toujours attendues.

Saintes, 12 mars 2010 (AFP)


Laissez votre avis