Grève / Réforme retraites : La France passée à deux doigts de la “catastrophe économique” pour Jean-Louis Borloo

Le ministre de l’énergie, Jean-Louis Borloo a assuré dimanche que la quasi-totalité des stations-service françaises fonctionnaient de nouveau normalement, après plusieurs semaines difficiles liées à la grève contre la réforme des retraites. “Je pense qu’on arrivera à une situation de normalité la semaine prochaine”, a-t-il ajouté, répétant que la France était passée “à deux doigts d’une absolue catastrophe économique” pendant le conflit sur les retraites.

Cette annonce a été corroborée dans l’après-midi par le délégué général de l’Union des importateurs indépendants de pétrole (UIP), Alexandre de Benoist, qui a confirmé un retour à la normale pour jeudi.

Le travail a repris vendredi dans les douze raffineries françaises, qui ont toutes voté la fin de la grève et devraient pouvoir relancer la production de carburants dans quelques jours grâce au déblocage des ports pétroliers de Fos-Lavéra et du Havre. Les douze raffineries françaises ont donc officiellement repris le travail.

Le groupe Total a estimé, vendredi, à 100 millions d’euros le coût global de ce mouvement social sur ses comptes. L’Union française des industries pétrolières (UFIP) a, elle, évalué à “des centaines de millions d’euros” le coût de la grève pour l’ensemble de l’industrie pétrolière. “C’est gigantesque pour un seul secteur industriel”, a souligné Jean-Louis Schilansky, président de l’UFIP.

Paris, 1er novembre 2010 (AFP)


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