91% des Français sont favorables à l’usage des nouvelles technologies dans le cadre de l’exercice médical

Sondage TNS Sofres pour le CNOM sur l’informatisation de la santé

Le Conseil national de l’Ordre des médecins publie aujourd’hui les résultats d’un sondage inédit sur l’opinion du grand public et des médecins sur l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) en santé. Les fortes attentes exprimées par les personnes interrogées appellent à donner un véritable coup d’accélérateur au développement de l’usage des TIC dans le cadre de l’exercice médical.

Les chiffres à retenir

Pour le grand public :
– 91% des personnes interrogées estiment que l’utilisation des outils informatiques dans l’exercice de la médecine est une bonne chose pour leur suivi médical
– 78% souhaitent avoir la possibilité de savoir qui a eu accès à leur dossier médical et quelles informations ont été consultées
– 75% souhaitent pouvoir connaître la teneur des messages qui ont été échangés sur leur compte par des médecins ou d’autres professionnels de santé.

Pour les médecins :
– 68% des médecins jugent la mise en place d’un dossier médical personnel informatisé et accessible par Internet utile dans le cadre de leur pratique quotidienne
– 62% d’entre eux jugent le déploiement d’une messagerie professionnelle sécurisée et dédiée aux médecins utile dans le cadre de leur pratique quotidienne
– 47% des médecins pensent que l’amélioration de la coopération entre les différents professionnels de santé sera le premier avantage du développement de l’utilisation des nouvelles technologies dans le cadre de la pratique médicale

Les médecins comme les patients appellent à donner un coup d’accélérateur au développement de l’usage des TIC dans l’exercice de la médecine.

Les Français se montrent très largement favorables à l’utilisation des outils informatiques dans l’exercice de la médecine : 91% des patients estiment en effet qu’il s’agit d’une bonne chose pour leur suivi médical, et 34% jugent même qu’il s’agit d’une très bonne chose.

En parallèle, les médecins expriment de fortes attentes pour le développement de nouveaux outils informatiques : 68% d’entre eux jugent que la mise en place d’un dossier médical personnel informatisé et accessible par internet sera utile dans leur pratique quotidienne, tandis que 62% jugent utile le déploiement d’une messagerie professionnelle sécurisée et dédiée aux médecins.

Les Français sont très favorables à l’accès à leurs données informatisées par leurs médecins, dans la transparence des démarches effectuées.

Les patients souhaitent pouvoir exercer leurs droits d’accès sur le contenu des informations les concernant lorsqu’elles sont échangées entre professionnels de santé : ainsi 78% des Français jugent important d’avoir la possibilité de savoir qui a eu accès à leur dossier médical et quelles informations ont été consultées, dont 48% qui jugent même cela très important. En outre, 75% des personnes interrogées jugent important de pouvoir connaître la teneur des messages qui ont été échangés à leur sujet par des médecins ou d’autres professionnels de santé.

Toutefois, la remise de la carte Vitale par les patients, autorisant implicitement les professionnels de santé à consulter leurs données médicales, ne semble pas les heurter : 85% jugent cela acceptable ; de plus, la quasi-totalité des autres répondants n’y sont pas opposés par principe mais demandent de donner leur accord explicite avant chaque consultation de leurs données.

Le CNOM pense que ces résultats s’expliquent par la confiance des Français à l’égard des professionnels de santé et de leur respect du secret médical. Il s’en félicite particulièrement, d’autant que les Français jugent que le Conseil national de l’ordre des médecins est l’acteur le plus légitime pour assurer au niveau national le respect du droit des patients et de la déontologie médicale, avec 79% à le juger légitime.

Le CNOM, qui s’est fortement impliqué sur le sujet ces dernières années, souhaite vivement que l’informatisation de la santé se développe dans le respect de la relation humaine entre le médecin et le patient, qui fait partie intégrante de la prise en charge médicale. A cet égard, il rappelle que l’usage des TIC en médecine doit se faire avec le consentement du patient. Ce consentement doit être éclairé et explicite comme pour la réalisation de tout acte médical.

L’amélioration de la coopération entre professionnels de santé, 1er avantage du développement des TIC selon les médecins

« Les échanges informatisés entre professionnels de santé sont un véritable atout pour favoriser les coopérations entre médecins et autres professionnels de santé. Ils permettent également de mieux assurer la qualité et la continuité des soins en favorisant le partage d’informations entre médecins de ville et médecins hospitaliers Par ailleurs cette amélioration libère du temps disponible aux médecins pour se consacrer pleinement à la prise en charge des patients. », souligne le Dr Lucas, Vice-Président du CNOM, délégué aux Systèmes d’Information en Santé.

En effet la coopération entre les différents professionnels de santé est citée comme le 1er avantage du développement de l’utilisation des TIC en santé par les médecins (47% des médecins interrogés). La centralisation des informations médicales des patients et la fluidification et l’accélération des échanges entre médecins (cités respectivement par 38% des médecins interrogés) viennent ensuite.

Fiche technique :

Pour le volet Grand Public, enquête réalisée du 15 au 16 avril 2009 par téléphone auprès d’un échantillon de 1 000 individus âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage PCS) et stratification par région et catégorie d’agglomération.

Pour le volet Médecins, enquête réalisée du 9 au 17 avril 2009 par téléphone auprès d’un échantillon de 300 médecins (dont 250 médecins libéraux / 50 médecins hospitaliers ; 200 médecins généralistes / 100 médecins spécialistes).


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