Assurance Auto : « On ne laissera pas l’expertise à la charge du sociétaire » Jean-Luc de Boissieu, Secrétaire Général du GEMA

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Pour Jean-Luc de Boissieu, secrétaire général du Groupement des entreprises Mutuelles d’assurance (GEMA), la nouvelle procédure “véhicule endommagé” « n’est pas une nouveauté ». Il estime que le poids économique de cette mesure retombera sur les assureurs.

« Les assureurs n’étaient pas demandeurs d’une nouvelle procédure car celle qui existait auparavant était satisfaisante. C’est la modification du système d’immatriculation des véhicules qui oblige la procédure à être changée. On n’a pas créé quelque chose. »

Les nouvelles expertises obligatoires pour la remise en circulation d’un véhicule accidenté vont pourtant générer un coût supplémentaire pour les assurés.
« La procédure va créer une surcharge pour les sociétés d’assurances cela ne nous a pas échapper. On ne laissera pas ce nouveau coût à la charge des sociétaires. La procédure va peut-être aussi quelques économies d’accidents, mais elles sont impossibles à chiffrer pour le moment. »

Les différentes mutuelles et sociétés d’assurances contactées par nos soins ne se sont pas encore exprimées sur l’intégration d’une garantie ou d’une option couvrant les expertises avant la remise en circulation d’un véhicule. Il semblerait tout de même que la tendance soit à un engagement des assureurs dans le sens d’une prise en charge de la procédure.

Le GEMA regroupe des mutuelles d’assurances ayant sous contrat une grande partie du parc automobile français, avec la Macif, la MAIF, la Matmut, les assurances de la Caisse d’Epargne, la MAAF ou encore l’AMDM, mutuelle des motards, parmi les principales.

Propos recueillis par Benoit Martin


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