Assurance Santé : Les Français soutiennent l’hôpital public

Le Parisien / Aujourd’hui en France publie un sondage TNS Sofres / Logica dans lequel les Français s’expriment sur « leur » hôpital public. Si 93% des sondés estiment que le « personnel de l’hôpital public est compétent », 89% trouvent cependant qu’il « manque de moyens financiers et humains ».

Les Français aiment « leur » hôpital public. Entendez par là l’institution, car le sondage de la TNS Sofres / Logica pour le Parisien / Aujourd’hui en France ne s’attarde pas sur les cas de proximités mais bien sur l’ensemble de l’institution.

Une grande majorité des sondés – 73% – trouve que « l’hôpital public offre une meilleure qualité de soins en France que dans les autres pays européens » et voit d’un mauvais œil de demander plus de rentabilité aux établissements. Selon 69% d’entre eux, cela « risque de nuire à la qualité des soins ».

Et les Français connaissent bien l’hôpital. En 2008, 15 millions de personnes ont été admises dans les services d’urgence, soit près de 10 000 patients par jour. En France, on compte 1006 hôpitaux publics contre 1871 cliniques privées.

Mauvais gestionnaire et trop coûteux

Si l’attachement à la qualité des soins est très marqué, et constitue même un gage de qualité de l’hôpital public moderne, le bas-blesse quand il s’agit de parler d’argent. En effet, 46% des sondés, contre 42%, estiment que « les hôpitaux publics maîtrisent mal leurs dépenses et leur gestion financière ». Surtout, ils sont 35%, soit plus d’un tiers, à penser qu’il « coûte trop cher au contribuable français ».
Pourtant, si la politique de réduction des coûts passait par la fermeture de petites structures de proximité, ils y seraient « défavorables ». 76% des Français, soit les trois quarts des sondés ne veulent pas perdre les hôpitaux de proximité  « au profit de grands hôpitaux plus éloignés mais mieux équipés ».
Pour 2009, la loi de financement de la sécurité sociale prévoit d’allouer 50,9 milliards d’euros pour l’hôpital.

« Un seul patron à l’hôpital »

De fait, la réforme prévue par la loi « Hôpital, patients, santé et territoires » actuellement en débat à l’Assemblée Nationale, prévoit le regroupement à des niveaux urbains voire départementaux de certaines compétences ou de services de fonctionnement. Sans parler de fermeture d’hôpitaux, il pourrait s’agir de « mutualiser » certains équipements trop coûteux et de spécialiser les hôpitaux de proximité dans des soins curatifs, de suite ou de gériatrie par exemple. Surtout, c’est la présence « d’un seul patron à l’hôpital » qui est défendu au travers de ce texte. A lui, donc, la responsabilité de la gestion financière et des partenariats avec ses collègues pour créer une zone médicale performante et moins onéreuse.

Pour résumé, le personnel est compétent, les hôpitaux sont nécessaires, même quand ils sont de petites tailles, mais ils ne parviennent pas à bien gérer un budget qui vient du contribuable. 46% reconnaissent tout de même qu’il y a moins d’erreurs médicales à l’hôpital qu’il y a vingt ans.


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