Crash de l’AF 447 : la valeur d’une vie se chiffre pour les assurances

Le 1er juin dernier le vol AF 447 d’Air France reliant Paris et Rio de Janeiro s’est abîmé dans l’océan Atlantique. 228 passagers et personnels de bord avaient trouver la mort. L’enquête est toujours en cours pour déterminer les circonstances de cette tragédie. Le versement des indemnisations par les assureurs de la compagnie aérienne française ont déjà commencé. Et à en croire le Figaro, elles suivent un barème très précis.

Plus le bénéficiaire d’une indemnisation était proche de la victime, plus les assurances lui verseront une somme conséquente au titre du préjudice moral. Ainsi, un enfant qui perd son père dans un crash aérien touchera plus que s’il s’agit de son grand-père. Concrètement, selon le Figaro, il existe une sorte de tableau des indemnisations défini par les assureurs. Pour une père ou une mère décédé, les assurances versent 30.000 euros. 50.000 euros pour un époux ou une épouse, 16.700 euros pour un concubin ou encore 15.000 euros pour un frère ou une sœur.

Pour l’heure Axa, assureur d’Air France, affirme avoir déjà versé 17.500 euros à 165 familles sur les 216 touchées par un deuil. Mais ce sont les indemnisations versées au titre du préjudice économique qui pourraient coûter très chères à la compagnie aérienne. En effet, ces dernières sont calculées sur la base de la perte de ressources engendrées par la perte du proche. On part du revenu de la victime auquel on retire tous les frais personnels pour déterminer la perte sèche pour la famille. Autrement dit, plus la victime était riche, mieux la famille est indemnisée.

Le Figaro cite l’exemple des victimes du dernier vol du Concorde. Les 100 familles ont touché la somme globale de 118M d’euros, soit 1,18 millions pour chaque personne décédée dans le crash. Une somme qui correspondait au niveau de vie des usagers du Concorde, à savoir plutôt une clientèle aisée. Dans l’affaire du crash de l’AF 447, la justice brésilienne a déjà condamné Air France à verser 1M d’euros pour une seule victime. Il s’agissait du procureur de Rio de Janeiro qui a péri. La compagnie aérienne a fait appel estimant que l’enquête n’est pas terminée et qu’à ce jour aucun élément ne permet de déterminer les responsabilités dans ce crash. Le processus risque donc d’être très long, comme bien souvent dans les affaires d’accidents aériens.


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