Départ en vacances/Prévention : Conseils pour prendre la route en toute sécurité

Réussir ses vacances, c’est d’abord faire bon voyage. Pour prendre la route sans prendre de risques, une bonne préparation est aussi indispensable qu’une conduite vigilante…

J- 7 : Un véhicule en pleine forme

Pour éviter les surprises de dernière minute et partir dans les meilleurs conditions, un seul mot d’ordre : anticiper. Check-list incontournable à valider dans la semaine précédant le départ :

– Niveaux : huile, liquide de frein, liquide de refroidissement, lave-glace
– Visibilité : réglage et propreté des optiques de phares et rétroviseurs, bonne marche des clignotants
– Usure des balais d’essuie-glaces
– Bon fonctionnement des ceintures de sécurité et fixations des sièges enfants
– Etat et usure des pneus : la profondeur des sculptures doit être supérieure à 1,6 mm
– Présence du cric, de la roue de secours et du triangle de pré-signalisation dans le coffre, du gilet de protection fluorescent dans l’habitacle

J-1 : Prêt à charger ?

Pneus : la bonne pression

Vous allez rouler avec une charge importante et une vitesse soutenue. Une vérification de la pression des pneumatiques (y compris ceux de la roue de secours et des attelages) est donc indispensable pour la sécurité de votre véhicule. Celle-ci se fait à froid (donc avant de partir) et doit être « surgonflée » de 200 grammes si vous devez prendre l’autoroute.

Charger sans surcharger

Attention au superflu « indispensable » ! Un véhicule très chargé tient moins bien la route et met plus de temps à s’arrêter

– Dans l’habitacle : éviter d’entasser des objets qui pourraient gêner la visibilité, se transformer en projectiles ou occulter les points d’attachement des ceintures arrière : chaque passager doit être attaché !
– Sur la galerie, dans la remorque ou la caravane : vérifier que tout est bien arrimé et que les feux fonctionnent

Fixer les sièges enfants

– Le dispositif de retenue installé pour les enfants de moins de 10 ans voyageant avec vous doit être homologué, c’est-à-dire conforme aux critères de la norme européenne ECER44/03
– Veillez à installer et arrimer les sièges enfants selon les règles

Jour J : Un chauffeur frais et dispos

Partir tôt ? Pourquoi pas, mais reposé(e)

Avant de prendre le volant, un conducteur prudent devrait avoir dormi au moins 7 heures et pris un solide petit-déjeuner, accompagné d’une boisson stimulante (à dose modérée)

A éviter à tout prix :

– Partir après une journée de travail
– Partir la nuit sans avoir au moins fait une sieste préventive d’1 h 30
– S’imposer une heure d’arrivée : performance et sécurité ne font pas bon ménage !

Alcool, médicaments : non et non

Coordination des manœuvres perturbée, temps de perception et de réaction augmentés… on ne le dira jamais assez : alcool et volant sont dangereusement incompatibles. Toute consommation, avant le départ comme sur la route, est donc à proscrire, de même que l’usage de certains médicaments générant somnolence, vertiges, troubles divers. En cas de traitement, prenez conseil auprès de votre médecin.

Préparer son itinéraire

Savoir où l’on va, en planifiant ses temps de pause, permet d’éviter bien du stress et des déconvenues. Si vous hésitez entre deux itinéraires, privilégiez l’autoroute. Bien que plus chère, elle est aussi plus sûre et présente l’avantage d’être dotée d’aires de repos équipées.

Sur la route : vigilance maximale !

On est tous contents de partir en vacances… et impatients d’être arrivés ! Mais pour conduire tout le monde à bon port, le chauffeur doit avant tout rester lucide, sûr de ses réflexes en toutes circonstances et conscient de ses limites. Quelques règles pour un trajet sécurisé :

Occuper les enfants

Penser à emporter des jeux et des livres pour occuper les enfants et préserver une ambiance sereine

Boucler sa ceinture

Un accident mortel sur deux (impliquant des enfants, notamment) témoigne encore du non-port de la ceinture, bien que nous sachions tous qu’elle est indispensable à notre sécurité

Entretenir sa vigilance

Au volant, plus le temps passe, plus la fatigue gagne.

– Faire des pauses d’au moins 20 minutes toutes les deux heures
– Redoubler d’attention à l’approche de l’arrivée
– Boire beaucoup d’eau
– Eviter de manger gras
– Aérer régulièrement pour lutter contre l’endormissement dû à la chaleur
– Se rafraîchir avec un brumisateur ou un linge humide

Maîtriser sa vitesse et garder ses distances

– Distance courte + vitesse élevée = danger multiplié ! Sur autoroute, plus de la moitié des conducteurs circulant sur la voie rapide roulent à moins de deux secondes du véhicule précédent
– Sur un long trajet, tout conducteur a tendance à augmenter progressivement sa vitesse moyenne
– Or, la vitesse engendre de la fatigue…

“Coller” à la météo

Il faut adapter sa vitesse au mauvais temps. Plus la visibilité est mauvaise, plus les réflexes sont tardifs. Les distances de freinage sont accrues sur chaussée mouillée. Il est aussi conseillé de doubler la distance de sécurité et d’utiliser les feux de détresse en cas de ralentissement.

Reconnaître les signes de fatigue

La somnolence est à l’origine du tiers des accidents sur les autoroutes. N’hésitez pas à passer le volant en cas de :

– Difficulté à maintenir une vitesse constante
– Difficulté à maintenir la trajectoire
– Manque de concentration, d’inattention à la signalisation ou au trafic
– Gestes mécaniques, picotements des yeux, bâillements répétés
– Nuque raide, tête lourde, engourdissement des jambes, périodes d’absence

Dormir si nécessaire

A la fatigue des longs trajets s’ajoutent des pics naturels d’endormissement : entre 3 et 6 h et entre 14 et 16 h. Le mieux est de se relayer toutes les deux heures et si l’on conduit seul, s’arrêter pour récupérer reste la seule bonne solution.

Que faire en cas de panne ou d’accident sur l’autoroute ?

Le premier réflexe doit être d’assurer votre sécurité : enfiler le gilet jaune avant de sortir du véhicule pour aller placer le triangle de pré-signalisation. Le plus simple est alors d’utiliser une borne d’appel d’urgence pour demander un dépanneur. Si celui-ci est imposé, vous pouvez en revanche exiger :

– qu’il vous conduise pour le même prix en tout point de votre choix sur une distance de 5 km à partir de la première sortie autoroutière possible (ou, moyennant une facturation supplémentaire, jusqu’à 20 km de cette sortie),
– qu’il conduise votre véhicule chez le réparateur partenaire de votre assureur le plus proche. Ses coordonnées vous seront fournies par Inter Mutuelles Assistance (0800 75 75 75, appel gratuit) qui mettra en oeuvre ses garanties d’assistance.

Source : maif.fr


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