Edito : Assurez vous les uns les autres !

L’assurance n’est pas accessible à tous. Comme tous les produits, elle a un coût. Et pour le définir, les assureurs calculent le risque qu’ils vont porter, soit les probabilités qu’un sinistre arrive à l’assuré.

L’assurance protège contre les aléas de la vie. Et ces aléas sont multiples, les turpitudes, nombreuses. Face à ces risques qui sont parfois plus désagréables et rageants que véritablement dangereux, les citoyens ont trouvé la parade sans attendre des assureurs, peut-être en manque d’imagination, ou plutôt vraisemblablement, d’audace.

La parade, le truc, il est pratiqué par des petites et très grandes entreprises comme BP, la plus célèbre et surement la plus détestée actuellement des grandes compagnies internationales : ils « s’auto-assurent », au moins en partie.

Depuis quelques temps, fleurissent ainsi des groupes qui mutualisent leurs amendes pour les payer, selon le principe de « tout ceux qui cotisent un peu sont couverts contre le sinistre ». En payant une cotisation de quelques euros, ils peuvent ainsi se voir indemniser en cas d’amende.

L’auto-assurance, c’est ce principe qui (re)surgit dans la tête des assurés, surtout les assurés qui paient une complémentaire santé individuelle lors de l’appel de cotisation annuelle. Pourquoi dépenser une centaine d’euros dans une assurance qui ne sert pas complètement, alors que le tout placé – ou même conservé dans une boîte – pourrait permettre de faire face à ces coups durs, si tant est qu’ils ne soient pas si durs que ça.

A côté de l’assurance, existe la gestion du risque. S’assurer c’est bien, mais connaître parfaitement son risque, c’est mieux, surtout si l’on fait le choix de ne pas, ou peu, s’assurer, ou s’il n’est pas possible de s’assurer pour certains sinistres.

C’est par exemple le cas du site www.alertepv.com, qui permet de signaler le fait d’avoir eu un PV ou le passage de contractuels. Un onglet du site vous propose ainsi d’« évaluer le risque » d’avoir une contravention, moyennant finance. Il faut d’ailleurs s’inscrire pour évaluer son risque, mais informer ses congénères est gratuit. C’est la tendance.

L’évaluation du risque, ou risk management en anglais, est depuis la crise, un métier en plein essor et les spécialistes sont très demandés. Après les grandes entreprises, c’est au tour des grosses PME de se munir contre le risque en dédiant le poste « assurance » à une personne, voire une équipe. Ils ont alors la charge d’évaluer le risque. Mais si tout le monde s’y met, alors, où va l’assurance ?
Au minimum vital et obligatoire…


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