Escroquerie à l’assurance : EMB a mis au point un logiciel pour détecter les fraudes

Avis à tous ceux qui seraient tentés par escroquer leurs assureurs, vous faire pincer peut coûter très cher sur le plan judiciaire (amende,  voire peine de prison). Mais sachez également qu’il risque d’être de plus en plus compliqué de passer entre les mailles du filet. Le cabinet EMB a en effet créé un logiciel permettant d’orienter les assureurs sur les fausses déclarations de sinistres de certains de leurs clients.

Il est parfois tentant de faire passer les réparations de sa carrosserie froissée en plus d’un simple rétroviseur cassé à la suite d’un accrochage. Les assureurs cherchent par tous les moyens à limiter ces petits arrangements avec la vérité, car à la fin de l’année, la note est salée pour le secteur. Il est bien entendu très difficile de donner un chiffre, puisque seules les fraudes détectées peuvent être comptabilisées. Mais selon la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), pour les assurances de dommages, elles représenteraient 5% des cotisations collectées.

A ce titre, le logiciel EMB Validate pourrait faciliter la tâche des compagnies dans cette lutte contre les escroqueries. Il les aiderait en effet à repérer les déclarations de sinistres potentiellement frauduleuses. Une liste de questions fournies aux services de gestion de sinistres leur permettra de faire un premier tri entre les déclarations de bonne foi et les tentatives de fraudes, en relevant les incohérences dans les faits relatés par les sinistrés. « Les critères d’attribution du score dépendent de nombreux paramètres dont la façon dont les événements sont relatés, la présence ou non de nombreux détails, leur caractère superflu et la façon dont les incidents entourant le sinistre sont présentés. Sur la base de ce score, l’assureur peut ensuite décider de pousser plus en avant ses investigations » explique le cabinet EMB qui a mis ce logiciel au point.

EMB Validate s’inspire de la technique CBCA (Criteria-Based Content Analysis), utilisé pour démêler le vrai du faux dans les propos des enfants présumés victimes d’abus sexuels. Selon EMB, ce nouveau procédé permettrait de « réduire le temps de traitement des plateformes téléphoniques de gestion de sinistres d’environ 30%, et de réduire de 25% la charge d’investigation des équipes de lutte contre la fraude ».


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