Etats-Unis/Réforme Assurance maladie : Des mesures contre les abus des compagnies d’assurance

Le président des Etats-Unis Barack Obama a rejeté tout « retour en arrière » sur la réforme de la santé, en annonçant mardi une série de mesures protégeant les patients contre les abus des compagnies d’assurance.

Trois mois après avoir promulgué une loi historique visant à étendre à terme la couverture santé à 32 millions d’Américains supplémentaires, M. Obama a une nouvelle fois mis au défi ses adversaires républicains de faire campagne d’ici aux élections législatives de novembre sur une annulation de ce dispositif.

« Certains de l’autre côté de l’hémicycle pensent toujours que rien de tout cela ne devrait se produire, et qu’ils vont faire campagne sur une annulation » de la loi. « Ils veulent retourner au système que nous avions avant », a ajouté le président lors d’une allocution à la Maison Blanche.

« Le feriez-vous? », a-t-il demandé en prenant l’assistance à témoin. « Reviendriez-vous à une discrimination contre les enfants déjà malades? Reviendriez-vous à un abandon de couverture pour les gens quand ils tombent malades? », a-t-il ajouté.

« Nous ne reviendrons pas en arrière. Je refuse un retour en arrière », a assuré le président. M. Obama a saisi cette occasion pour annoncer que l’administration allait « mettre en place la protection des consommateurs la plus robuste de notre histoire, l’équivalent d’une vraie déclaration des droits des patients ».

« A partir de septembre, certains des pires abus seront à jamais interdits. Plus de discrimination contre les enfants déjà malades. Plus de rupture de contrat rétroactive si les assurés tombent malades et ont sans le faire exprès mal rempli leur contrat », a ajouté le président.

M. Obama venait de rencontrer à la Maison Blanche les dirigeants de compagnies d’assurance maladie, qui en l’absence d’assurance publique généralisée, sont les principaux intermédiaires entre les patients et leurs médecins.

Ces « dirigeants doivent savoir qu’ils devront justifier publiquement d’une augmentation déraisonnable des primes », a prévenu M. Obama, promettant que le gouvernement « surveillerait de près » leurs agissements.

Washington, 22 juin 2010 (AFP)


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