Grève RATP : trafic à nouveau très perturbé sur le RER A mercredi

Le RER A devrait être encore perturbé mercredi sur la partie RATP pour la septième journée consécutive, en raison d’une grève suivie des conducteurs qui veulent une prime et une amélioration des conditions de travail, alors que le conflit se politise à trois mois des régionales.

Le trafic sera d’un train sur deux aux heures de pointe (07H30-09H30 et 16H30-19H30) et quasi-nul le reste de la journée, alors qu’une réunion entre syndicats et direction entamée vers 16h00 mardi se poursuivait dans la soirée.

Mercredi, les passagers continueront de changer de train, l’interconnexion avec la partie de la ligne gérée par la SNCF devant rester suspendue à Nanterre-Préfecture.

Le RER est la plus grosse ligne de transport en commun urbain en France.

Mardi, le PDG de la RATP, Pierre Mongin, a rejeté le blocage sur les syndicats (CGT, CFDT, FO, Sud, Unsa et Indépendants) en rappelant sa proposition d’une prime variable liée à la régularité du trafic, lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

“J’ai accepté que soit discuté en janvier prochain le déroulé de toutes les carrières des conducteurs”, a-t-il aussi déclaré, alors que les syndicats et le bureau national du PS lui reprochent de jouer le “pourrissement”.

La régie, pour l’instant, ne prévoit pas d’indemniser les usagers (environ un million de voyageurs par jour) car elle parvient, en mobilisant des cadres formés à la conduite, à assurer un service minimum, certes “extrêmement insuffisant” selon M. Mongin, mais “sans précédent avec 96% de grévistes”.

“L’entreprise ne peut pas, malgré ses résultats économiques pas mauvais, se permettre un dérapage général de ses salaires”, a exposé M. Mongin aux députés.

Le conflit coûtera “un certain nombre de millions d’euros” à la RATP.

Pour Roger Karoutchi, membre de l’équipe de campagne de la tête de liste UMP Valérie Pécresse aux élections régionales des 14 et 21 mars, “les bénéfices de la RATP devraient d’abord servir à la modernisation du réseau ou à la réduction des tarifs pour les usagers”.

Le socialiste Jean-Paul Huchon, qui brigue un troisième mandat à la tête de la région, s’est vu reprocher par l’ancien secrétaire d’Etat Yves Jégo, député-maire UMP de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), d’être à Copenhague.

Paris, 16 déc 2009 (AFP)


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