Grippe H1N1 : “Pas de vaccin monodose à donner aux généralistes” annonce Roselyne Bachelot

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a déclaré lundi matin n’avoir aucun vaccin unidose à donner aux médecins généralistes qui souhaitent organiser la vaccination contre la grippe H1N1 dans leur cabinet, affirmant que les pouvoirs publics disposaient de trois millions de doses.

“Nous n’avons pas trois millions de doses”, de vaccins à dose unique, a dit Roseline Bachelot interrogé par RMC/BFM-TV. Elle a indiqué disposer de 250.000 vaccins à monodose sans adjuvant et 500.000 avec adjuvant.

Le syndicat de médecins généralistes MG France avait demandé dimanche, de pouvoir pratiquer des vaccins en cabinet médical, affirmant que 3 millions de vaccins conditionnés sous forme de monodoses auraient été livrés à l’organisme en charge des stocks de vaccins.

“Ces vaccins j’en ai besoin parce qu’en France, il y des gens qui ne vont ni dans les centre de vaccination, ni dans les cabinets médicaux ce sont les personnes fragiles, les personnes précaires”, a-t-elle déclaré. “Avec ça je vaccine les sans-domicile-fixe, je donne les doses unitaires aux équipes de maraude qui vont vacciner les plus fragiles d’entre nous”, a-t-elle dit, ajoutant: “Je n’ai pas de dose unitaires à mettre dans les cabinet des généralistes”.

Opposée à ce stade à la vaccination dans les cabinets généralistes, la ministre a souligné qu’il s’agissait “de préserver la capacité des généralistes à traiter les malades grippés”.

Mme Bachelot a souligné que la semaine dernière 730.000 consultations avaient eu lieu sur des états grippaux contre 400.000 la semaine précédente et a estimé que les généralistes, très sollicités par les malades, n’étaient pas en mesure de pratiquer les 200.000 vaccinations quotidiennes nécessaires.

Le plan de vaccination est guidée par “l’efficacité”, a-t-elle dit. “On vaccine 125.000 personnes jour, il va falloir en vacciner 200.000. Les généralistes ne peuvent pas le faire”, a-t-elle affirmé.

Elle a en outre déploré que des médecins qui s’étaient engagés à venir effectuer des vaccinations dans des centres, ne s’y soient pas rendus. “Des médecins qui avaient annoncé leur venue ne sont pas venus, ça a profondément désorganisé un certain nombre de centres”, a dit la ministre qui a “appelé à la responsabilité de chacun”.

Paris, 30 nov 2009 (AFP)


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