Les médecins généralistes préparent une nouvelle journée de grève pour le 8 avril

Le 8 avril prochain les médecins généralistes libéraux fermeront leurs cabinets. A l’appel des principaux syndicats, ils préparent une journée d’action à travers toute la France. Ils protestent notamment contre le manque de moyen de la médecine de ville et réclament une revalorisation de la consultation. En résumé, ils réclament moins de paperasserie et de meilleures rémunérations.

MG France, le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG), l’Union collégiale et l’Union généraliste remettent le couvert après le mouvement du 11 mars dernier. Ils appellent les généralistes libéraux de France à fermer leurs cabinets le 8 avril prochain. Ils réclament notamment une meilleure rémunération de leur profession. « Aujourd’hui, les actes sont sous-évalués par la Sécurité sociale. Un diagnostic et une prise en charge pour une maladie lourde et grave est rémunéré de la même manière qu’un diagnostic pour une rhinopharyngite » explique Stéphane Husson, président du SNJMG. « Les jeunes diplômés ne veulent plus s’installer comme libéraux. Certains font le choix de métiers qui ne sont plus directement liés à la pratique de la médecine. » Les assurances recrutent régulièrement des médecins pour les expertises ou pour jouer le rôle de conseiller, à des conditions souvent intéressantes.

A terme le risque est de voir certaines régions de France complètement désertées par les cabinets médicaux. Même les régions réputées attractives comme l’Île de France connaissent une désaffection des professionnels. En 2006, selon le SNJMG, seuls quatre médecins se sont installés en région parisienne.

Les syndicats dénoncent également des mesures de l’Assurance maladie centrées sur la réduction des déficits et non sur le patient. « Nous souhaitons par exemple la suppression de la taxe sur les feuilles de soins et les contrats santé solidarité qui participent aussi à la crise des vocations » poursuit Stéphane Husson. Les différentes réformes de la Sécurité sociale délaissent la médecine de ville pour tout axer sur les soins hospitaliers. Les généralistes libéraux attendent en outre que leur profession soit reconnue comme une spécialité médicale.

Aucun mouvement n’est prévu au niveau national pour la journée du 8 avril. Les actions se dérouleront à l’échelon local ou régional, à travers des manifestations devant les Caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) et la fermeture des cabinets.


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