L’UFC-Que Choisir craint un changement dans la politique de prévention de l’obésité

L’association de consommateurs UFC-Que choisir s’est inquiétée lundi dans un communiqué du possible “démantèlement de la politique de prévention de l’obésité”, qui ne dépendrait plus uniquement du ministère de la Santé, mais aussi du ministère de l’Alimentation.

L’UFC dénonce le “rattachement” de l’INPES (institut national de prévention et d’éducation pour la santé) “organe de communication du ministère de la santé” au ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, envisagé par la Loi de modernisation de l’Agriculture en cours d’écriture (LMA). “Les campagnes officielles de prévention de la santé publique ne doivent pas être soumises à un ministère de l’information des industries agro-alimentaires !”, s’insurge Alain Bazot, président de l’UFC-Que choisir.

Selon l’association, le projet de LMA, dont une grande partie sera consacrée à l’alimentation, permettra au Conseil national de l’Alimentation (CNA) de “valider” les campagnes de communication de l’INPES sur l’alimentation, “donnant ainsi un fort droit de regard” à une institution où les industries alimentaires sont “sur-représentées”.

Sur 47 membres, les CNA compte 9 associations de consommateurs, dont l’UFC, et 9 industriels, mais selon l’UFC, les autres membres (agriculteurs, syndicats de salariés des industries) sont “plus du côté des industriels que des consommateurs”.

Sollicité par l’AFP, pour savoir si une telle proposition figurait ou non dans le projet de loi, le ministère n’avait pas répondu à la mi-journée.

L’UFC-Que Choisir dénonce plus généralement “les pressions” de l’industrie agroalimentaire “mécontente” des campagnes de communication de l’INPES, notamment la dernière en date dont le slogan est “le sucre et le gras ne sont pas toujours là où on le pense”.

Paris, 9 nov 2009 (AFP)


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