Marché Automobile France : Nouvelle baisse de 7% en avril après une hausse en mars

Parc AutoChaque mois, le Comité des Constructeurs Français d’Automobiles (CCFA) publie les chiffres des immatriculations nouvelles pour le mois précédents. Après une embellie en mars (+8,3%) le marché est de nouveau orienté à la baisse avec 184 706 véhicules immatriculés.

L’espoir n’aura vécu qu’un mois. Un mois d’avril optimiste après un mois de mars opportuniste sur le marché de la voiture particulière et une embellie qui avait des allures de sortie de crise.
Las, les Français n’ont pas autant immatriculé en avril 2009 qu’en avril 2008 et le moral des industriels et de toute la filière, dont les assureurs dépendent également, replonge avec le graphique des ventes.

En avril 2009, 184 706 voitures de particuliers neuves ont été immatriculées. C’est 7% de moins qu’en avril 2008. Toutefois, le Comité des Constructeurs Français d’Automobiles, qui publie ces chiffres se veut un peu moins pessimiste. Avec le même nombre de jours ouvrables (22 contre 21 cette année), avril 2009 n’a perdu que 2,5% d’immatriculation par rapport à son ancêtre de 2008.

Le CCFA conseille tout de même de prendre ses chiffres avec précautions, avançant que « la mise en place du nouveau système d’immatriculations pourrait avoir entraîné un report d’immatriculations d’avril sur le mois de mai ».

Le marché du véhicule utilitaire neuf est également en recul, de 34,4% (31,1% en nombre de jours ouvrables constants) avec seulement 27 845 immatriculations. Les deux marchés cumulés accusent un repli de près de 11,8% sur le mois d’avril 2009 par rapport à avril 2008.

Enfin, la tendance sur le premier trimestre n’est pas bonne non plus, comme on pouvait s’y attendre, sans pour autant que cela soit catastrophique. Les voitures particulières voient leurs immatriculations baisser de 4,8% en volume, 3,6% en nombre de jours ouvrables comparables. 690 162 nouveaux véhicules ont été immatriculés en 2009.

Les déboires du marché des voitures neuves ne devraient pas ravir les assureurs. Ceux-ci se servent très souvent de l’assurance auto comme produit d’appel vers leur marque.
Or les « consommateurs » ont tendance à changer d’assureur lorsqu’il change de véhicules, et non à l’échéance du contrat. Moins de voitures vendues, c’est également un marché moins volatil avec moins de clients disponibles.


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