Marée noire : La facture pourrait atteindre 1,5 milliards de dollars pour les assureurs

Le coût de la marée noire dans le Golfe du Mexique pourrait se situer entre 1 et 1,5Md de dollars pour les assureurs et réassureurs mondiaux, selon plusieurs estimations établies par des réassureurs impliqués dans la catastrophe.

Le réassureur bermudien Partner Re a jugé dans un communiqué que la somme à la charge des assureurs était potentiellement supérieure à un milliard de dollars, tandis que son homologue américain Transatlantic Re a chiffré les pertes à 1,5Md de dollars. La compagnie la plus exposée potentiellement est Jupiter, filiale de la compagnie pétrolière britannique BP, exploitant de la plate-forme dont la destruction a causé la marée noire.

Depuis une quinzaine d’années, « nous nous assurons nous-mêmes en gérant l’ensemble de nos risques », a indiqué à l’AFP un porte-parole du groupe pétrolier. De nombreuses grandes sociétés utilisent cette méthode en créant leur propre compagnie d’assurance, aussi appelée captive. Ces compagnies cèdent, le plus souvent, une partie de leurs risques à des réassureurs.

Interrogé par l’AFP, le réassureur français Scor souligne qu’il n’a aucun engagement ni avec BP ni avec le groupe de forage Transocean (propriétaire de la plate-forme dont BP était l’exploitant). Au total, il n’est pas envisagé que les engagements de Scor liés à l’événement « puissent être supérieurs à 5M » d’euros. Le premier réassureur mondial Munich Re a lui donné, la semaine dernière, une première estimation, faisant état d’une exposition inférieure à cent millions de dollars.

Autre acteur majeur de la réassurance mondiale, Hannover Re a fait état lui d’une perte possible de 40M d’euros, un chiffre peu élevé mais « vague », compte tenu de la situation actuelle, a-t-il avancé dans un communiqué. Côté français, la (FFSA), interrogée par l’AFP, a indiqué qu’il « était encore trop tôt » pour une quelconque estimation.

La marée noire, qui menace désormais la Louisiane (sud des Etats-Unis), est née de l’explosion puis le naufrage le 22 avril de la plate-forme DeepWater Horizon, à 70 km au large des côtes.

A titre de comparaison, Swiss Re avait évalué le coût pour les assureurs des dégâts provoqués par le séisme au Chili en février entre 4 et 7Mds de dollars. La tempête Xynthia, qui s’est abattue fin février sur l’ouest de la France devrait elle coûter 1,5Md d’euros aux assurances selon la FFSA.

Paris, 3 mai 2010 (AFP)


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