Mouvement social : Les salariés de la Macif en grève

Mercredi, une grande partie du personnel du pôle francilien de la Macif était en grève à l’appel des cinq syndicats représentatifs de la mutuelle (CFDT, CGT, CFE-CGC, FO et CFTC). Cadres et télé-conseillers dénoncent notamment une détérioration de leurs conditions de travail depuis plusieurs années.

Pas moins de 43 agences sur les 50 que compte la Macif à Paris étaient fermées ce mercredi matin selon les syndicats. Des messages de dissuasion évoquant un problème technique étaient diffusés dans les centres d’appel de la mutuelle d’origine niortaise. Mais en fait de problèmes techniques, il s’agissait d’un mouvement de grève lancé par les cinq syndicats représentatifs des salariés de la Macif (CFDT, CGT, CFE-CGC, FO et CFTC).

Ils dénoncent une dégradation générale des conditions de travail, une perte d’adhésion dans le projet de l’entreprise et des méthodes managériales de plus en plus obscures. Ils se plaignent principalement d’une augmentation de leur charge de travail et de l’accumulation de mesures sans aucune concertation avec les salariés. Le résultat est une perte de sens dans le travail.

Syndicats et direction devrait rapidement se rencontrer

« Nous avons diffusé un cahier de revendications à la direction du groupe » indique Emmanuel Bedet, délégué syndical CFDT Macif Île de France. « En premier lieu, nous dénonçons une dégradation des conditions de travail notamment liée à la multiplication des tâches à accomplir pour les salariés sans aucune coordination. Cette dégradation est directement responsable du sentiment de souffrance vécus par des collaborateurs et certains depuis plusieurs années. Il faut également trouver un moyen de réduire le nombre et la durée des arrêts maladies. En quatrième point, il s’agit de pallier l’absence de considération dont sont victimes une majorité des employés et des cadres et enfin agir pour une meilleure reconnaissance de leurs compétences. »

L’intersyndicale réclame la tenue d’une paritaire dans les plus brefs délais pour entendre les réponses que peut apporter la direction à ces problèmes. « Il ne s’agit pas d’y exposer les revendications dont la direction est depuis longtemps au courant. Nous attendons qu’elle apporte des solutions concrètes pour endiguer cette dégradation des conditions de travail. En cas d’échec, les salariés décideront de la suite à apporter » poursuite Emmanuel Bedet.

Une intersyndicale est d’ores et déjà prévue pour le 20 mai, à moins que la direction qui a accepté de rencontrer les syndicats, n’organise la réunion avant.


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