Obama salue les “progrès” au Congrès sur le projet de réforme de l’assurance maladie

Le président des Etats-Unis Barack Obama s’est réjoui mercredi des “progrès” enregistrés la veille par les sénateurs démocrates sur une loi réformant le système d’assurance maladie, l’un des grands enjeux du début de son mandat.

Le projet de texte “contient des idées démocrates et républicaines, et beaucoup de compromis entre les deux”, a remarqué M. Obama, affirmant que le Sénat avait “effectué des progrès hier soir, avec une structure créative qui, je le pense, ouvrira la voie” à un vote final. “Je soutiens cet effort, d’autant plus qu’il vise à augmenter les choix et la concurrence et à faire baisser les coûts” de l’assurance maladie, a conclu le président.

A l’issue de plusieurs jours de négociations, les sénateurs démocrates ont annoncé avoir progressé mardi soir en annonçant un “accord” entre des démocrates de gauche et des centristes sur un système d’assurance maladie public qui serait mis en concurrence avec les assurances privées. “C’est un consensus qui comprend une option publique”, a affirmé dans un communiqué Harry Reid, le chef de la majorité démocrate, tout en précisant que les 10 sénateurs qui ont négocié ne sont pas tous d’accord.

En effet, le compromis est encore jugé par certains à gauche comme un abandon de “l’option publique”.

Le sénateur du Wisconsin (nord) Russ Feingold a par exemple dit “ne pas soutenir les propositions qui remplaceraient l’option publique par une approche purement privée”. “Il faut que le secteur des assurances soit mis en concurrence pour faire en sorte que les primes restent basses”, a-t-il protesté.

La réforme, qui vise à rendre l’assurance maladie accessible aux quelque 36 millions d’Américains qui n’en ont pas, est une des grandes priorités du président Obama.

La Chambre des représentants, réputée plus à gauche, a adopté le 7 novembre sa propre version du projet de loi. Lorsque le Sénat aura adopté la sienne, les deux chambres devront se mettre d’accord sur un texte commun.

Washington, 9 déc 2009 (AFP)


Laissez votre avis