Prévention santé/Paludisme : Un effort d’investissements permettrait de sauver 3 millions de vies

Chaque année entre 800.000 et 1M de personnes, principalement des enfants, décèdent du paludisme dans le monde selon les chiffres de l'OMS. S'il n'existe aucun vaccin pour le moment, une augmentation des investissements mondiaux permettrait d'épargner 3M de vies d'ici à 2015.

Chaque année entre 800.000 et 1M de personnes, principalement des enfants, décèdent du paludisme dans le monde selon les chiffres de l’OMS. S’il n’existe aucun vaccin pour le moment, une augmentation des investissements mondiaux permettrait d’épargner 3M de vies d’ici à 2015.

Les progrès réalisés en terme de lutte contre le paludisme ces dix dernières années ont permis de faire reculer la mortalité dans les principaux pays touchés par le virus. Selon un rapport du Partenariat « Roll Back Malaria », 736.700 enfants ont été sauvés entre 2001 et 2010 grâce aux mesures mises en place dans les pays d’Afrique, à savoir « des interventions antipaludiques efficaces telles que les moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII), la pulvérisation intradomiciliaire d’insecticides à effet rémanent (PID) et le traitement préventif intermittent pendant la grossesse » précise le rapport.

L’objectif pour Roll Back Malaria est désormais d’atteindre la couverture universelle en renforçant ces mesures, ce qui suppose un effort supplémentaire de la part des pays investisseurs. Cette couverture universelle permettrait de sauver 3M de vies d’ici à 2015 et d’atteindre les objectifs mondiaux de développement (OMD), à savoir réduire la mortalité infantile des moins de 5 ans de deux tiers en 2015 par rapport au niveau de 1990.

Au mois de novembre prochain, les membres du Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria va se réunir. Les gouvernements discuteront alors des ressources à injecter dans le fonds pour la lutte contre le paludisme. A cette occasion, le Partenariat Roll Back Malaria met en garde contre une diminution de la dotation des gouvernements. « Si le fragile équilibre des financements, de l’intérêt politique et des outils efficaces qui nous a permis de réaliser les progrès actuels venait à disparaître, près de 500 000 enfants pourraient mourir et tous nos investissements seraient alors réduits à néant ».

CP : DFID-Flickr

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