Projet de réforme santé Etats Unis : Barack Obama est très confiant sur un consensus

barack-obama-701Le président américain Barack Obama s’est dit certain, dans une tribune publiée dimanche par le New York Times, qu’un consensus était possible sur son projet de réforme de la santé, en dépit des oppositions de plus en plus vives qu’il suscite dans le pays.

“Je suis certain qu’une fois que tout aura été dit et fait, nous pourrons forger le consensus dont nous avons besoin pour parvenir à cet objectif”, écrit le président, jugeant le pays “plus près de parvenir à réformer le système de santé qu’il ne l’a jamais été”.

Il prévient que dans les prochaines semaines les “cyniques et les défaitistes” vont continuer de tenter d’affaiblir son projet, qui vise à offrir une couverture santé aux 46 millions d’Américains qui en sont dépourvus.

“Mais en dépit de toutes ces tactiques de la peur, ce qui fait vraiment peur, ce qui est vraiment dangereux, c’est la perspective de ne rien faire”, ajoute-t-il.

“Si nous maintenons le statu quo, nous allons continuer à voir 14.000 Américains perdre leur couverture santé chaque jour”, affirme le président. “Les primes d’assurance vont continuer à monter en flèche. Notre déficit va continuer d’augmenter. Et les compagnies d’assurance vont continuer à faire des profits en discriminant les personnes malades”, avertit-il.

M. Obama espère un vote à l’automne dans ce dossier sur lequel les administrations démocrates successives se sont cassé les dents. Et les opposants à la réforme manifestent leur hostilité de plus en plus bruyamment.

Les deux camps ont recours à des campagnes publicitaires intenses, et selon le New York Times, les partisans du projet du gouvernement y ont consacré 24 millions de dollars, contre 9 millions pour leurs adversaires. Vingt-quatre millions supplémentaires ont été dépensés pour réclamer une réforme du système mais sans soutenir de projet particulier, précise le quotidien.

Le président américain, dont le capital politique serait grandement entamé par une défaite dans ce dossier, a fait appel samedi à son histoire personnelle en évoquant le décès de sa grand-mère Madelyn Dunham, quelques jours avant son élection.

“Ce que vous ne pouvez pas faire, ou du moins ne devez pas faire, c’est dire que nous voulons créer des tribunaux de la mort pour débrancher grand-mère”, a-t-il dit dans le Colorado (ouest). “J’ai perdu ma grand-mère l’an dernier. Je sais ce que c’est de voir un être cher vieillir, dépérir, et de devoir vivre avec ça”, a dit le président, dont le projet prévoit que des fonds fédéraux soient alloués pour des conseils sur les soins en fin de vie.

Plusieurs républicains, dont l’ancienne candidate à la vice-présidence Sarah Palin l’ont accusé récemment de vouloir mettre en place des “tribunaux de la mort” avec des “bureaucrates” qui décideraient qui a le droit ou pas d’être soigné.


Laissez votre avis