Santé : L’assurance Maladie a réalisé près d’un milliard d’euros d’économie grâce aux génériques en 2008

Logo assurance maladie / DRL’assurance maladie a dévoilé mardi 28 avril les chiffres du marché des médicaments génériques. Avec un taux de 82% de médicaments du répertoire délivrés en ville, la France se rapproche des pays voisins et réalise une économie de 905 millions d’euros auxquels s’ajoutent 140 millions pour les médicaments sous tarif forfaitaire de responsabilité (TFR).
Satisfaite, l’Assurance Maladie n’oublie pas de louer « l’implication des professionnels de santé ».

En valeur, le marché des médicaments génériques est passé de 500 millions d’euros en 2002 à 1,8 milliards d’euros en 2008. Le taux d’utilisation était de 53% fin 2004 et a atteint 82% fin 2008. Autant dire que la France prend peu à peu l’habitude de consommer des médicaments génériques.
Cette avancée « satisfaisante » pour le Directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance Maladie, Frédéric van Roekeghem est d’abord du au travail des pharmaciens, lesquels proposent systématiquement les médicaments génériques à la place de certaines prescriptions de médecins.

Surtout, la mise en place du dispositif « Tiers Payant contre génériques » est un véritable « succès » pour l’Assurance Maladie. En 2008, 86 départements ont utilisé le dispositif et ont logiquement contribué au fort taux de remplacement. Pourtant, quelques resistances subsistent ans certaines régions qui n’ont pas encore appliqué le dispositif ou dans des zones particulières. C’est le cas notamment de Paris et de l’Île de France en général (hors Seine et Marne) qui, malgré le « tiers payant contre générique » restent bien en deçà des 80% demandés. La capitale détient même le record avec seulement 72% de taux de pénétration. Le Tarn et Garonne est le département où le taux de génériques est le plus fort, avec 90,7% et l’effet du dispositif « tiers payant contre génériques » a montré son efficacité notamment dans l’Aveyron. Ce département a gagné 11,8 point de taux de génériques en un an.

Disparités régionales et nouvelles molécules au répertoire : les objectifs de 2009

Autres institutions heureuses d’une plus grande consommation de génériques, les organismes de complémentaires santé n’auront pas manquer de remarquer les substantielles économies réalisées grâce à ce changement de mode de consommation. En effet, des médicaments mieux remboursés laissent peu à la charge des patients et donc des assurés santé. Dans cette optique, la Mutualité française, qui regroupe une grande part des mutuelles santé, étudie chaque année les ventes de génériques en France en appuyant régulièrement sur le fait que les médecins généralistes restent de trop faibles prescripteurs de génériques.

L’Assurance Maladie a de son côté déjà confirmé qu’elle entendait poursuivre les « visites de délégués » à destination des médecins et des pharmaciens, autant pour les former que pour les inciter à prescrire et à conseiller les génériques.
Des efforts constants sont à produire pour maintenir le taux de pénétration des génériques à 80%, ce qui est l’objectif annoncé de l’Assurance Maladie pour 2009. L’objectif est jugé « ambitieux » tout de même, en raison principalement de l’entrée dans le répertoire de nouvelles molécules comme le pantoprazole, le bisoprolol, le venlafaxine ou encore le perindopril. Ces nouveaux venus dans le répertoire feront mécaniquement baisser le taux de pénétration, mais « représentent un véritable potentiel d’économies en 2009 ».


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