Tarifs : A Toulouse on n’assure pas toujours

Dans un article paru sur le site d’information LaDépèche.fr, on apprend que la ville de Toulouse semble connaître de nombreuses disparités en ce qui concerne les tarifs d’assurance. En effet, suivant les quartiers de la « ville Rose » les prix des contrats (auto, habitation) varient fortement pour atteindre parfois des sommets.

Depuis quelques années, la ville de Toulouse est devenue l’une des plus chères de France en matière d’assurances, et de grandes différences de tarifs se font sentir suivant les quartiers. Interrogé par le site d’information LaDépèche.fr, Bruno Quentin, délégué région départemental du CDIA (centre d’information des assurances), explique ce phénomène par un taux de sinistralité très élevé : « 70 000 voitures grêlées en 2009 ; augmentation des vols, cambriolages, incendies ; recrudescence des incivilités… Les compagnies d’assurance ont beaucoup payé ces dernières années. Donc ça a une incidence sur les tarifs. Nous sommes arrivés au niveau de Marseille et Paris. Ici les primes d’assurances sont plus élevées qu’à Bordeaux et beaucoup plus que dans une ville du fin fond de la Lozère ».

Mais c’est à l’intérieur même de la cité Toulousaine que les disparités sont les plus grandes. De nombreuses surtaxes sont à noter, que ce soit en assurance habitation ou en assurance auto suivant les zones. En effet, LaDépèche.fr affirme que plusieurs critères comme la dangerosité de certains quartiers augmentent sensiblement le prix des contrats. Les assureurs restent pourtant très discret sur ce sujet même si ces faits ont été avérés.

« Certaines mutuelles qui assurent des millions de personnes font appel à des statisticiens pour étudier très finement leurs tarifs. Elles peuvent obtenir une cartographie précise de la ville, quasiment rue par rue, et majorer leurs prix en fonction des zones », affirme Bruno Quentin. « Cela ne me choque pas, poursuit le délégué du CDIA. Chaque compagnie a sa politique tarifaire. Les unes souhaitent que les assurés d’un même département soient égaux face aux primes. D’autres préfèrent moduler pour ne pas faire porter les préjudices liés au zonage à tous ».


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