Toyota illustre a sa manière les nouveaux risques d’entreprises

Les déboires du constructeur automobile japonnais Toyota, qui font les gros titres, montrent que les risques des entreprises sont en pleine évolution.
Longtemps vantés pour la fiabilité de leurs productions, les fleurons de l’industrie japonaise sont mis à mal par une vague de problèmes techniques couteux.

Toyota a rappelé plus de 8,67 millions de voitures dans le monde depuis l’automne 2009, et son concurrent Honda a annoncé aujourd’hui être également frappé par des rappels sur des véhicules construits entre 2001 et 2002 et toujours aux Etats-Unis.

Les coûts de ces rappels a été estimé, pour Toyota, à plus de 1,4 milliard de dollars, sans compter l’impact sur l’image, ni les « class actions », ces actions judiciaires de groupe qui pourraient coûter encore plus cher à la firme japonaise.

Voilà une illustration du nouveau risque au sens ou l’entend Mactavish, par exemple, cabinet d’expert auteur d’une étude sur les risques d’entreprises au Royaume Uni. Les conclusions montraient que les entreprises avaient pris, avec la crise, des mesures qui modifiaient considérablement l’ampleur des risques à supporter par les assureurs.

« Produire une pièce en Chine au lieu de la produire en France permet de faire baisser le prix de vente mais augmente considérablement les risques liés à la qualité des produits » nous expliquait Michel Yahri, ancien président de l’AMRAE et consultant pour Mactavish en France.

Même s’il est encore difficile de percevoir les responsables des rappels en masse que subit Toyota, il est certain que les mesures prises (suspension de la production, réparations en nombre, accroissement des contrôles…) vont avoir un coût encore mal estimé pour l’entreprise et pour ses assureurs.


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