Le désengagement de la Sécurité sociale se poursuit

Une fois de plus le budget de la Sécurité sociale est placé sous le signe de la rigueur. Le gouvernement cherche à réduire les dépenses pour enrayer le creusement du déficit.

Une fois de plus le budget de la Sécurité sociale est placé sous le signe de la rigueur. Le gouvernement cherche à réduire les dépenses pour enrayer le creusement du déficit.

Avec 11,3Mds d’euros de déficit prévu pour 2011, la branche maladie de la Sécurité sociale représente à elle seule plus de la moitié du trou de la Sécu, estimé à 22,4Mds d’euros pour l’année prochaine.

Pourtant, le gouvernement a opté pour une maîtrise des dépenses dans le budget 2011 de la Sécurité sociale. Des mesures qui pour la plupart ne sont pas inscrites dans le PLFSS 2011. Elles seront appliquées par voie de décret. Le Parlement en charge d’examiner, d’amender, puis de voter ce budget ne débattra pas sur ces mesures de rigueur.

Les principales mesures pour 2011 :
– Hausse du tarif de la consultation des généralistes de 22 euros à 23 euros.

– Le remboursement par l’Assurance maladie des médicaments à vignette bleue passe de 35% à 30%, voire 25%.

– Baisse de la prise en charge de certains dispositifs médicaux (matériel médical ou tout autre article destiné au monde médical à l’exclusion des médicaments : implant, prothèse, instrument chirurgical…). Elle passe de 65% à 60%.

– Le seuil d’application du forfait hospitalier a été relevé à 120 euros. Jusqu’à présent pour tout acte médical en milieu hospitalier inférieur à 91 euros, les assurés payaient un ticket modérateur de 20%. Au-delà ce sont les 18 euros de forfait hospitalier qui étaient dus. Ce seuil passe donc à 120 euros.

– La création d’un forfait médicalisé pour les bandelettes destinées au contrôle de la glycémie pour les diabétiques. Le remboursement ne concernera que deux à trois bandelettes par semaine.

– La hausse du plafond de l’aide à la complémentaire santé de 624 euros de revenus par mois en 2010 à 744 euros en 2011 et 810 en 2012.

– Le transport des patients en ALD ne sera plus systématiquement pris en charge lorsque l’état de santé ne le justifie pas.

– Le ticket modérateur sera appliqué pour les nouveaux patients atteints d’hypertension artérielle non compliquée.

Du côté des complémentaires santé, ces mesures passent mal. Non seulement, elles auront un impact sur les cotisations de leurs adhérents, mais elles ne résolvent pas des problématiques de fond. « e gouvernement ne résout pas le problème de fond quant à l’organisation du système de santé en France » pour Fabrice Henry, président de l’Unocam. La majorité de ces mesures ne sont pas encore entrée en application. Les arrêtés devraient paraître dans les semaines à venir.


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