Dossier : La segmentation par la taille dans les entreprises (Fiche technique)

Aujourd’hui, en fonction de la taille des sociétés et des risques à couvrir, le marché de l’assurance entreprises est obligé de se segmenter. Entre polices d’assurance standardisées et couvertures sur mesure, les compagnies doivent être sur tous les fronts.

Avec près de 3 millions d’entreprises en activité en France, la clientèle « pros » représente aujourd’hui une part plus ou moins importante du portefeuille des compagnies d’assurance dommages.

Pour pouvoir couvrir ces professionnels, le marché de l’assurance d’entreprises se scinde aujourd’hui en deux :

– Les PME ;
– Les grandes entreprises (appelées aussi grands comptes).

Pour chacune de ces familles, les compagnies doivent donc adapter leurs polices, mais aussi leurs tarifs, leur approche commercial et le suivi de ces sociétés en fonction de leur taille.

[table id=17 /]

Si le segment des auto-entrepreneurs, des TPE, des artisans ou commerçants est aujourd’hui en phase de développement chez les assureurs, c’est une clientèle cible en devenir qui pourrait dans les prochaines années devenir la troisième famille de l’équation.

Politique tarifaire en hausse

En ce qui concerne l’assurance dommages en entreprises, le prix est défini par de nombreux critères :

– le type d’activité ;
– la taille de l’entreprise ;
– le chiffre d’affaires et la somme assurée ;
– l’exposition aux risques ;
– le niveau des franchises ;
– les exclusions de garanties ;
– les éléments de prévention et de protection

Étant donné le lourd tribut payé pas les assureurs au titre des catastrophes naturelles ces 15 dernières années, ils réduisent progressivement leurs engagements “cat nat” en se focalisant sur l’exposition par risques (incendies, vols, bris, dégâts des eaux).

Ainsi, on constate depuis les années 2000, un durcissement des conditions tarifaires de l’assurance entreprises, à raison d’une augmentation moyenne de 4% par an. Cependant la plupart des PME est encore insuffisamment équipée en termes d’assurance.

Variant d’une centaine d’euros pour une petite entreprise, à plusieurs millions d’euros pour les grands comptes, la cotisation annuelle est aujourd’hui encore extrêmement variable. Dans un contexte où les compagnies cherchent à se couvrir et à protéger au maximum leurs intérêts, les entreprises sont contraintes aujourd’hui de s’assurer mieux en payant plus.


Laissez votre avis