Déséquilibrer la répartition des tranches d’âge au sein des contrats groupes

La loi Lagarde mise en place début 2011, permet au particulier une plus grande liberté dans son choix d’assurance emprunteur. En revanche la réforme n’améliore pas la situation des particuliers qui présentent des risques dits « aggravés ».

L’assurance emprunteur ouverte à la concurrence

La loi Lagarde permet au particulier de souscrire son assurance emprunteur auprès de l’assureur de son choix et non plus uniquement celle que propose l’établissement prêteur. « Avant la réforme il fallait avoir une détermination hors du commun pour ne pas souscrire ce contrat de groupe », affirme Reine-Claude Mader, Présidente de la CLCV (Consommation Logement et Cadre de Vie). La loi Lagarde met donc un terme à cette mesure bancaire jugée abusive par bon nombre d’associations en ouvrant l’assurance emprunteur à la concurrence.

Une meilleure information pour un meilleur choix individuel

La possibilité de ne pas choisir le contrat de groupe était auparavant très méconnue. Afin d’y remédier, les banques sont désormais obligées de présenter aux clients une fiche informative sur l’assurance de prêt ainsi qu’un questionnaire, permettant de les guider vers un choix d’assurance emprunteur véritablement adaptée à leur profil.

Qui est avantagé ?

« Avec cette nouvelle loi, la cinquantenaires ou les particuliers à risque aggravé seront probablement désavantagés», explique Reine-Claude Mader. « Les jeunes risquent de déserter les contrats de groupe proposés par les banques vers les mutuelles plus avantageuses pour eux, déséquilibrant ainsi la répartition des tranches d’âge au sein des contrats d’assurance bancaire ». Les consommateurs plus âgés présentant un risque d’invalidité ou de décès plus important, les taux d’intérêt proposés par les banques pourraient donc augmenter sensiblement et se répercuter sur ces derniers.


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