Les contrats des athlètes professionnels

Les athlètes professionnels bénéficient de contrats d'assurance très spécifiques pour couvrir des carrières émaillées d'incidents.

Les sportifs de haut niveau font rêver les gens tant par leurs performances que par le train de vie que quelques uns d’entre eux affichent. Pourtant être athlète de haut niveau requiert bien souvent de nombreux sacrifices que ce soit en terme d’hygiène de vie, d’entraînement ou d’éloignement de la famille. Une carrière peut en outre basculer en quelques secondes du mauvais côté de la balance. Rien d’étonnant dès lors que les athlètes professionnels bénéficient de contrats d’assurance très spécifiques pour couvrir des carrières émaillées d’incidents.

Un tacle assassin, une malformation cardiaque détectée à la visite médicale ou encore la découverte d’un cancer sont autant de malheurs qui peuvent briser la carrière d’un sportif de haut niveau. Cette dernière tient souvent à peu de choses. Les individuelles accident à travers la garantie perte de licence permettent aux sportifs professionnels de se prémunir contre ces risques. En cas d’invalidité, les sportifs de haut niveau ne relèvent pas du même barème de la Sécurité sociale que le reste de la population. De façon générale, le versement du capital dépend du degré d’invalidité défini par des experts médicaux des assurances. Lorsqu’un assuré est déclaré invalide à 30%, il reçoit 30% du capital prévu dans son contrat d’assurance ou par l’Assurance maladie au titre de son incapacité.

L’invalidité partielle n’existe pas chez les sportifs

« Concernant la garantie perte de licence, les sportifs de haut niveau perçoivent systématiquement 100% du capital souscrit, dès lors qu’ils sont déclarés inaptes à la poursuite de leur discipline à un niveau professionnel. Les barèmes classiques (compagnie ou sécurité sociale) ne sont pas utilisés car la perte de licence est validée par un expert médical. » explique Chrystel Balmain-Charlaix, responsable souscription risques spéciaux chez Axa France. Autrement dit, l’invalidité partielle n’existe pas chez les sportifs professionnels.

Heureusement pour les athlètes, mais également pour leurs supporters, une blessure est assez rarement synonyme de fin de carrière. Tout au plus c’est une saison terminée, comme dans le cas, assez fréquent, des ruptures de ligaments du genou. Dans ce cas précis, c’est la garantie indemnité journalière qui entre en action. « La garantie indemnité journalière compense la perte de salaire consécutive à une blessure ou à une maladie ne remettant pas en question l’avenir sportif de l’athlète. Nous lui versons alors le complément de rémunération non pris en charge par son club et/ou la Sécurité sociale et ce jusqu’à son retour sur le terrain. » poursuit Chrystel Balmain-Charlaix.

Les exclusions des contrats des sportifs

Les montants peuvent grimper très haut dès lors que le joueur est grassement payé par son club. Cristiano Ronaldo, ballon d’or 2008, acheté 94M d’euros par le Real Madrid, touche par exemple 13M d’euros par an d’émoluments (voir notre article sur le sujet). Autant dire que dès qu’il tombe sur la pelouse, son assurance et celle de son club serrent les dents en attendant le verdict des soigneurs. En contrepartie les contrats d’assurances prévoient quelques exclusions dans le but de limiter la survenue des blessures. Les athlètes ne sont généralement pas couverts lorsqu’ils pratiquent des sports extrêmes comme le parachutisme ou l’alpinisme.

Difficile de connaître les tarifs des assurances pour les sportifs. Ils dépendent de nombreux critères comme l’âge du souscripteur, la « dangerosité » du sport qu’il pratique, ou encore son salaire. Les contrats individuels sont en revanche à tacite reconduction d’une année sur l’autre, comme pour les contrats traditionnels. Ce n’est pas le cas des accords passés entre les assurances et les clubs de sport. Mais c’est un sujet que nous aborderons dans la prochaine partie de ce dossier consacré aux assurances des sportifs.

CP : V4NCO-Wikimedia


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