Comment sont assurés les lieux de cultes?

La France compte près de 100.000 lieux de cultes (églises, chapelles, cathédrales) répartis sur tout le territoire. Une partie d'entre eux sont sous la responsabilité des communes qui ont donc la charge de les entretenir. Quant aux autres, ils appartiennent aux associations diocésaines.

La France compte près de 100.000 lieux de cultes (églises, chapelles, cathédrales) répartis sur tout le territoire. Une partie d’entre eux sont sous la responsabilité des communes qui ont donc la charge de les entretenir. Quant aux autres, ils appartiennent aux associations diocésaines. Pour se prémunir contre les dégradations qu’ils pourraient subir, ces dernières contractent des assurances spécifiques pour des bâtiments parfois très particuliers.

Les diocèses sont propriétaires de la plupart des lieux de cultes répartis en France, exception faite de certains grands monuments (cathédrales, églises…) comme Notre-Dame de Paris qui appartiennent à l’État ou aux collectivités territoriales. C’est donc aux associations diocésaines d’assurer les lieux de cultes qu’elles possèdent. Et ces bâtiments, pour certains d’entre eux, sont vieux, de plusieurs siècles. Ils nécessitent alors un entretien particulier en cas de dégradation. « C’est une approche très spécifique » souligne Moïse Quifouma responsable de développement chez MSC Assurances. En règle générale, la tarification du contrat d’assurance se fait au m².

« Notre métier consiste à aller sur place pour avoir une idée précise du bien à assurer. Nous tenons compte bien entendu de la nature de la construction, de l’époque de la construction. Certains bâtiments sont inscrits à l’inventaire des monuments historiques. Il faut tenir compte de cette particularité car la reconstruction ne sera pas la même. Il faut respecter certaines normes, les matériaux utilisés à l’époque, la manière dont le monument a été construit ou encore l’architecture. » Il va en effet de soi, qu’un bâtiment construit en pierre de taille ne sera pas restauré en parpaing, excepté, si l’assuré en a décidé autrement à la signature de son contrat d’assurance.

Une garantie maintien d’activité pour les religieux

Ainsi, lorsqu’un monument est sinistré, par un événement classique (incendie, catastrophes climatiques, dégâts des eaux…), les Monuments de France peuvent être amenés à intervenir. Les compagnies d’assurance, quant à elles, dépêchent un expert sur place. Ce dernier évalue l’ampleur des dommages et chiffre le coût de reconstruction. En fonction de ses conclusions, comparées à celles des Monuments de France, les capitaux prévus dans le contrat d’assurance sont débloqués.

En outre, reconstruire ou restaurer des monuments parfois colossaux et séculaires prend plusieurs mois, voire plusieurs années. Pendant ce laps de temps, les religieux ne peuvent plus officier. Les contrats d’assurance prévoient généralement ce cas de figure à travers la garantie « maintien d’activité ». Les sociétaires reçoivent une somme forfaitaire pour la poursuite de leur activité à la suite d’un sinistre couvert par le contrat. Ces sommes dépassent bien souvent les 150.000 euros. L’assuré peut continuer à officier dans d’autres locaux le temps de la reconstruction de son église ou de sa chapelle.


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