L’assurance contre l’usurpation d’identité, la France en retard

En matière d'assurances contre les conséquences d'une usurpation d'identité, la France est en retard derrière des pays comme le Canada ou les États-Unis. Pourtant, des offres commencent à voir le jour dans l'hexagone depuis quelques mois.

En matière d’assurances contre les conséquences d’une usurpation d’identité, la France est en retard derrière des pays comme le Canada ou les États-Unis. Pourtant, des offres commencent à voir le jour dans l’hexagone depuis quelques mois.

En pleine croissance à travers le globe, l’usurpation d’identité entraine des préjudices qui affectent la vie entière d’une personne. Comptes bancaires, adresses emails ou passeports, personne n’est à l’abri de se faire subtiliser son identité. Pour venir en aide aux victimes, certains pays comme le Canada ou les USA proposent, depuis quelques années déjà, des solutions d’assurance concrètes. La France, encore timide sur ce marché, commence seulement à voir naître quelques offres.

Au Canada par exemple, lorsque vous souscrivez une assurance habitation, il existe parfois une garantie (incluse ou en option) consacrée à l’usurpation d’identité. Suivant les compagnies, vous pouvez alors bénéficier d’indemnisations et de services d’assistance lorsque vous êtes victime. Les assureurs canadien couvrent en général les frais juridiques, les frais administratifs lors de demandes de papiers officiels, il est même possible de consulter un psychologue.

Toujours au Canada, Axa propose gratuitement une protection à chacun de ses assurés en automobile et habitation si une personne utilise des renseignements personnels à des fins frauduleuses. Aviva couvre de son côté une perte de salaire occasionnée par votre absence du travail pour résoudre les problèmes, ou les frais de notaire pour les déclarations sous serment et les documents divers. L’assureur propose également une téléassistance prioritaire pour l’enregistrement des cartes de crédit et une assistance juridique. De son côté, Optimum Société d’Assurance couvre les frais reliés à l’usurpation d’identité jusqu’à 15.000 dollars.

(Sources : Intergroupe)

La France encore timide

La France semble en retard mais commence malgré tout à s’intéresser aux risques de l’usurpation d’identité. Des courtiers comme Gras Savoye ou des sociétés comme RSA mettent en place des solutions d’assurance, mais qui ne s’adressent pas directement au particuliers. Ce sont des outils destinés aux grandes entreprises qui mettent ensuite à profit ces solutions pour leurs clients. (Dédommagements lors de fraudes, services juridiques, solutions de protection de données bancaires, outils d’identification informatique, etc…)

Pour l’heure dans l’hexagone, les autorités préfèrent user de messages de préventions. La Caisse Primaire d’Assurance Maladie lance souvent des alertes d’informations pour prévenir des fraudes existantes. Le site ameli.fr est souvent confronté à des tentative d’usurpation d’identité par exemple, l’assurance maladie rappel alors que ce délit est passible de sanctions pouvant aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende selon l’article 434-23 du code pénal.

Actuellement, il existe en France quelques établissements bancaires qui prennent en charge le remboursement d’achats frauduleux ou de transferts de fonds non désirés (avec une déclaration de police et des plafonds souvent bas). Les cartes bancaires ont aussi des garanties permettant de se prémunir contre des fraudes à l’identité lors d’achats en ligne par exemple, mais les propriétaires n’en n’ont pas forcément connaissance.


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