Dossier : Assurer son logement étudiant

Souscrire une assurance habitation lorsque l'on est locataire est obligatoire. Les étudiants n'échappent pas à la règle, qu'ils soient en logement universitaire, ou bailleurs d'un propriétaire privé. Pour ceux qui partent de chez leur parent, ce sera peut-être le premier contact avec les questions d'assurance. Voici donc quelques clés pour bien comprendre les couvertures et les tarifs pratiqués par les compagnies.

Souscrire une assurance habitation lorsque l’on est locataire est obligatoire. Les étudiants n’échappent pas à la règle, qu’ils soient en logement universitaire, ou bailleurs d’un propriétaire privé. Pour ceux qui partent de chez leur parent, ce sera peut-être le premier contact avec les questions d’assurance. Voici donc quelques clés pour bien comprendre les couvertures et les tarifs pratiqués par les compagnies.

Au moment de la signature du bail, l’étudiant, comme n’importe quel locataire, doit fournir une attestation d’assurance habitation à son propriétaire. De base, elle couvre généralement la responsabilité civile, les dégâts des eaux, l’incendie et la protection juridique. Mais les options sont légions en terme de multirisques habitation. Sachez par exemple que le vol n’est pas toujours inclus dans les garanties de base des contrats. Il faut alors passer à la formule au-dessus pour être couvert contre ce risque.

Avant de signer un contrat, il est donc indispensable de bien lire les conditions de prise en charge des sinistres. Des signes d’effraction, des mesures de protection spécifiques sont parfois exigés par les compagnies pour procéder à la phase d’indemnisation après un cambriolage. En outre, le vol d’espèce et de bijoux n’est pas souvent couvert par les assurances.

Certaines extensions se révèlent toutefois intéressantes dans le cadre de la vie étudiante. Le remboursement à neuf du matériel informatique ou électroménager endommagé à la suite d’un dégât des eaux, d’un incendie, d’une surtension, voire un bris accidentel peut permettre de soulager des budgets serrés.

Chaque extension fait évidemment grimper le prix de l’assurance habitation. Ce dernier varie d’ailleurs du simple au double, voire triple. Pour les garanties de base, il faut compter entre 30 et 40 euros par an, selon les assureurs. Pour une protection complète, la prime avoisine les 80 ou 90 euros pour un studio. Ces prix ne reflètent pas seulement le niveau des couvertures choisies à la souscription. « Dans notre tarification nous prenons également en compte le nombre de pièces et la localisation géographique du logement » explique Françoise Nguyen-Van-Binh, chef marché MRH chez Axa.

En effet, à garanties et nombre de pièces égaux, l’assurance pour un logement situé au rez-de-chaussée sera plus chère que pour un logement situé au dernier étage d’un immeuble. C’est une question de survenance de risque. Un appartement directement localisé au niveau de la rue est plus exposé au risque de cambriolage, mais aussi d’inondation qu’une chambre de bonne sous les toits.

En revanche, bien souvent, habiter seul ou en collocation ne fait pas varier le coût de la multirisques habitation. La souscription se fait par un seul des colocataires et à charge pour lui de récupérer la part des autres colocs. Malgré tout, quelques conditions particulières sont parfois demandées par les compagnies d’assurance. Le nombre de résidents qui partagent le même appartement peut être limité selon le nombre de pièces du logement (2 personnes pour un studio, 3 personnes pour un 2/3 pièces). Certains exigent même que les autres colocataires soient étudiants pour les prendre en charge.


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