Quand l’assurance habitation montre ses limites

D’après les experts, moins d’un Français sur cinq souscrit une assurance spécifique, pensant que l’assurance multirisque habitation suffira à couvrir leurs objets d’art.

Les possesseurs d’œuvres d’art, même d’artistes inconnus, sont peu assurés en France. D’après les experts, moins d’un Français sur cinq souscrit une assurance spécifique, pensant que l’assurance multirisque habitation suffira à couvrir leurs objets d’art. Ce point reste vrai jusqu’à un certain montant.

Dans le cadre d’un contrat d’assurance habitation, un assuré peut assurer un objet d’art. Un tableau, un vase ancien ou une collection de pièces, considérés comme des objets précieux, peuvent entrer dans les garanties vols, incendies ou dégâts des eaux des multirisques habitation.

Mais il faudra suivre régulièrement la valeur des ces biens. En outre, il faut être certain que les montants remboursés indiqués dans les conditions générales ou particulières du contrat ne sont pas plafonnés. En effet, un tableau d’une valeur de 15 000 euros ne peut être indemnisé, en cas de destruction dans un incendie, sur un forfait « objets précieux » limité à 5 000 ou 10 000 euros.

En règle générale, il appartient au particulier de faire la preuve de la valeur de l’objet. Soit en produisant des preuves d’appartenance, soit en faisant réaliser par un expert une évaluation de la valeur du – ou des – objet(s). L’expertise sera ensuite jointe au dossier du bénéficiaire et sera utilisée lors de l’indemnisation après sinistre. C’est le moyen le plus sûr pour être correctement remboursé.

Il est très important d’avoir une idée précise de son patrimoine en objets d’art. Certains assureurs n’ont pas de plafond, mais personnalisent le contrat en fonction des montants à assurer. Dans de très nombreux cas, les contrats MRH assurent les objets d’art mais se limitent à des montants allant jusqu’à 80 000 euros pour les principaux assureurs. Le plafond ne concerne que la valeur des objets d’art. Le matériel hi-fi et informatique, par exemple, ne rentrent pas dans ce calcul.

Au delà de ces montants, il faut faire appel à des assureurs spécialisés. Ils sont quelques uns (April, AXA Art, Hiscox) à couvrir des objets d’art dont les montants atteignent entre 75 000 et 100 000 euros pour des cotisations relativement peu élevées (environ 500 euros par an). Toutefois, il est possible de faire un contrat au cas par cas. L’intermédiaire sera le plus à même de déterminer ce dont l’assuré a besoin, en fonction des biens à assurer.


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