Dossier : zoom sur les assureurs low cost 100% en ligne

    Voilà maintenant plus de 10 ans que l’assurance à fait ses premiers pas sur le web. Après des débuts timides et difficiles, le marché français de l’assurance directe en ligne commence à prendre de l’envergure, même s’il reste encore nettement moins développé que ses voisins allemands ou anglais.

    Dans sa longue histoire, l’assurance a déjà connu 4 révolutions. Au commencement, les compagnies traditionnelles se partageaient seules le marché. Après la seconde Guerre Mondiale, les mutuelles se sont installées sur le segment de l’assurance. Dans les années 1980, des centres d’appels sont sortis de terre parallèlement à la naissance des assureurs directs par téléphone. Et depuis la fin des années 1990 et la démocratisation d’internet, le marché de l’assurance a vu débarquer de nouveaux acteurs, les pure players. Leur modèle : réduire au maximum les coûts de fonctionnement pour proposer des contrats d’assurance à des prix défiant toute concurrence. Leur philosophie quant à elle se résume en une phrase : « do it yourself ». Demandes de devis, souscriptions, modifications de contrats et impression de ces derniers, la plupart des opérations sont réalisées par le client lui-même. Mieux vaut donc savoir ce que l’on recherche

    Cette formule présente tout de même plusieurs avantages. « Puisqu’il n’y a plus d’intermédiaires, ni d’agents généraux comme pour une compagnie traditionnelle, nous pouvons jouer sur les prix et proposer des offres similaires aux assurances classiques, mais nettement moins chères » explique Stéphane Favaretto, directeur marketing France d’Inéas, un des pionniers de l’assurance 100% en ligne. Inéas annonce d’ailleurs consentir des économies de 50 à 60% par rapport aux acteurs traditionnels.

    Les sinistres sont également gérés en ligne. Déclaration de sinistres, demandes d’expertise sont effectuée par courrier électronique et par mobile. Le client reçoit les informations en temps réel sur son ordinateur ou son téléphone portable. A titre d’exemple, les expertises de véhicules se font souvent sur photo. Ainsi, le client envoie les photos de sa voiture sinistrée aux garages agréés par son assureur. Un contact téléphonique avec un conseiller reste toute fois possible. Mais là encore, l’activité est généralement externalisée.

    De belles perspectives d’avenir

    Tout le modèle des pure players repose en fait sur une maîtrise drastique des dépenses. Pas de call center, ni de réseau physique, un mode de fonctionnement unique appliqué à tous les pays dans lesquels ils sont installés, ou encore une grande réactivité sont quelques ingrédients qui font la recette des assureurs low cost sur internet. Malgré des prix très attractifs, l’assurance directe ne représente encore que 3 à 4% des souscriptions en France contre près de 30% par exemple au Pays-Bas. Le marché français a mis beaucoup de temps à décoller. Les assureurs traditionnels ont d’abord perçu internet comme une menace. Mais depuis 2 ans, de nouveaux acteurs se sont implantés sur le web, des concurrents pour les acteurs historiques, mais également les comparateurs. Une émulation qui a permis de sortir l’assurance directe en ligne de son relatif anonymat.

    De véritables opportunités de croissance s’ouvrent alors pour les prochaines années. Des perspectives renforcées par la démocratisation d’internet. « Chaque année, 1 million de jeunes entrent sur le marché de l’assurance et sont donc amenés à souscrire un ou plusieurs contrats » souligne Stéphane Favaretto. Ces jeunes ont baigné dans les nouvelles technologies et savent très bien se servir d’internet. Hors, plus une personne est expérimentée et habituée au web, plus sa capacité à réaliser des transactions sur le net est importante. A priori, c’est donc un avenir prometteur qui s’annonce pour les pure players, avec surement un avantage pour les acteurs historiques.


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