Dossier « Cannes et cinéma » : ce que couvrent les assurances des exploitants de salle

    En 2009, selon le Centre national de la cinématographie (CNC), plus de 200 millions de places se sont vendues dans les cinémas de l’hexagone. Une affluence en hausse de 5,8% par rapport à 2008, mais qui ne doit pas faire oublier que la pratique du métier d’exploitant comporte de nombreux risques qui vont de l’incendie qui pourrait se déclarer dans une salle, à l’organisation d’évènements en passant par la détérioration du matériel.

    Au même titre qu’il existe des multirisques pour les habitations, les exploitants de salles disposent de contrats multirisques spécialement conçus pour leur profession et qui couvrent aussi bien les murs que ce qui s’y trouve à l’intérieur. L’incendie est un des grands risques pris en charge par les assurances cinéma à cause, notamment, du confinement des salles obscures et de la présence de nombreux appareils électriques pour projeter les films. Si les exemples dans l’histoire restent peu fréquents, ils sont souvent tragiques.

    Les salles de cinéma sont en outre truffées d’appareils extrêmement couteux. Les enceintes, les projecteurs, les écrans sont souvent très couteux et sans eux, pas de film. Il est donc impératif pour les exploitants de couvrir tout ce matériel pour bénéficier d’un remboursement par leurs assurances en cas de défaillances. Il en va de même pour tout le mobilier installé dans l’enceinte du cinéma.

    Les cinémas sont en outre devenus de véritables centres culturels ne diffusant plus uniquement que des films mais dans lesquels sont organisés des évènements en tout genre. Les exploitants se muent alors en véritables organisateurs et doivent alors contracter des assurance spécifiques pour se couvrir. En premier lieu, le responsabilité civile professionnelle (RCP) prend en charge les préjudice causés à des tiers dans le cadre de ces manifestations. En cas d’accident, la responsabilité de l’exploitant peut être engagée. Dans le cadre d’une exposition, les œuvres sont également couvertes en cas de détérioration.

    Plusieurs choix s’offrent aux exploitants concernant ces garanties « organisation de manifestation ». Ils peuvent opter pour un contrat à l’année qui les incluent, mais qui font aussi gonfler le coût de la prime. Cette solution convient plutôt aux salles dans lesquelles des évènements sont organisés régulièrement. Pour les structures qui ne montent des manifestations que très ponctuellement, il est généralement possible de passer par un contrat temporaire qui couvre la RCP et le risque de dommages le temps de l’évènement. Dans ce dernier cas, il faudra tout de même se conformer aux desiderata de l’assureur quant à la mise en œuvre de certaines conditions de sécurité. Des exigences qui peuvent avoir un coût pour l’exploitant.

    CP : m4tik-Flickr

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