Dossier « emploi et assurance » : les formations dans l’assurance

    Les perspectives d’embauche dans le secteur de l’assurance sont intéressantes, surtout par les temps qui courent. Mais bien souvent il faudra préalablement décrocher un diplôme pour optimiser ses chances d’embauche. Si les écoles de l’assurance ne manquent pas, certaines sont plus prisées que d’autres par le secteur.

    « 100% de nos étudiants trouvent un emploi dans les 3 mois suivant la sortie de l’école, à un niveau moyen de salaire avoisinant les 35.000 euros annuels ». Le décor est planté par Olivier de Lagarde, directeur adjoint de l’École nationale de l’assurance (Enass). « Le secteur recrute. D’autant que nous sommes à une période charnière de renouvellement des effectifs ». Depuis quelques années, nous assistons à un vieillissement de la population salariée dans l’assurance. Ainsi, les 45 ans et plus représentent 42,5% des salariés, selon un rapport de l’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance (OEMA).

    Avant de se faire recruter par une compagnie d’assurance, la première étape consiste généralement à intégrer une école. Il en existe plusieurs en France, mais les deux plus reconnues restent sans conteste l’Ifpass et l’Enass. Elles couvrent tous les niveaux de formation. Les deux établissements travaillent d’ailleurs main dans la main. L’Institut de la profession de l’assurance (Ifpass) intervient sur les diplômes de niveau bac+2 et des études professionnalisantes, c’est-à-dire à la fois en formation initiale et continue.

    Parmi les diplômes délivrés par l’Ifpass, on trouve notamment les BTS (BTS assurance, BTS négociation et relation client…). Les étudiant de moins de 26 ans peuvent également adopter pour de l’apprentissage : une partie de la semaine en entreprise et le reste en cours.

    Des profils de tous horizons

    De son côté, l’Enass propose cinq formations : une licence professionnelle, un cycle de diplôme master 1 et 2, un master spécialisé en management des risques internationaux, un MBA et le Centre des hautes études de l’assurance (CHEA). Là encore elles mêlent formation initiale et formation en alternance. « Les plus attractives pour les élèves sont sans conteste la licence professionnelle et le cycle du diplôme master. Cette année nous avons accueilli 450 étudiants en licence » explique Olivier de Lagarde. A l’issue de leur formation, les étudiants accèdent généralement aux métiers commerciaux et de gestion. Le master forme quant à lui les futurs cadres de l’assurance : chef de produit, souscripteur, risk manager ou encore chef de projet. « En quatre ans, les effectifs du master ont doublé pour répondre aux besoins du secteur en terme d’emplois »

    « Nous avons en outre multiplié les points d’entrée. Pendant longtemps nous ne recrutions que des élèves issus de classes préparatoires. Aujourd’hui nous accueillons des étudiants ayant reçu une formation universitaire ». L’Enass et l’Ifpass ont également développé des partenariats avec plusieurs lycées des quartiers dits difficiles. Le Centre de formation de l’assurance accueille chaque année environ 700 lycéens d’Île de France. A l’image d’une part croissante des grandes écoles, les établissements de formation de l’assurance ont placé les questions de la diversité et de la mixité au cœur de leurs préoccupations.


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