Dossier « JO 2010 » : la couverture des athlètes français par les assurances

Pour cette XXIe édition des Jeux Olympiques d’hiver, la délégation française envoie 109 athlètes à Vancouver. Pour couvrir ses champions contre les risques intrinsèques à la pratique de leur sport, le Comité national olympique sportif français (CNOSF) s’est tourné vers les assurances. Une gamme complète allant de la responsabilité civile à l’individuelle accident.

Technique et vitesse sont les deux principaux ingrédients d’une descente de ski aux Jeux Olympiques d’hiver. Pour se retrouver sur le podium, il faut en plus une dose d’inconscience, et prendre tous les risques. Toujours à la limite de la rupture, la chute fait partie de la vie du skieur de haut niveau. Outre la prise en charge médicale et le rapatriement assurés par le CNOSF, il existe une forme d’assurance propre à la pratique de ces sports accidentogènes, la garantie « perte de licence » incluse dans les contrats individuels accidents. Contractée par le CNOSF, elle prévoit le versement d’une indemnité journalière pour les athlètes blessés pendant les Jeux Olympiques que ce soit dans le cadre de la compétition ou de l’entraînement.

Sur le guide de l’athlète, édité par le CNOSF et fournit aux sportifs de l’équipe de France, il est stipulé que « chaque membre de la délégation aux Jeux Olympiques de Vancouver, bénéficiera, d’une protection en matière d’assurance individuelle accident. C’est ainsi que oute les garanties traditionnelles conférées en matière de décès et d’invalidité, les athlètes bénéficient d’indemnités journalières en cas d’incapacité temporaire de pratique sportive. Ils bénéficient également d’une indemnité en cas de perte de licence. » Cette dernière vient compenser la perte de salaire pour l’athlète concerné.

« Cette compensation peut également toucher les pertes de revenus prévus dans les contrats de sponsoring » précise Olivier Matos, responsable du pôle sport et événement chez Aon France. « Toutefois, les athlètes ont tout intérêt à contracter, en leur nom, une individuelle accident pour prolonger la prise en charge de leur incapacité de travail au-delà des délais prévus dans les contrats souscrits par le CNOSF. »

Les assurances souscrites par le Comité national olympique sportif français couvrent en outre deux aspects de la vie de sportif de haut niveau. Tout d’abord, les dommages que pourrait subir le matériel des membres de l’Équipe de France. A un tel niveau de compétition, il s’agit souvent d’équipement hautement technologique et spécialement conçu pour les JO. Skis, luges ou encore bobsleighs, sont donc couverts par une assurance de biens.

Autre couverture assurée par le CNOSF dans le cadre des Jeux Olympiques de Vancouver, la responsabilité civile. « Elle est prévue pour l’ensemble de la délégation, contre les conséquences pécuniaires d’éventuels litiges découlant des dommages physiques ou corporels causés à autrui. » Si les montants de garantie relèvent une nouvelle fois du secret professionnel, ils sont nettement moins élevés que ceux inscrits dans les contrats d’assurances contractés par le Comité d’organisation des Jeux Olympiques de Vancouver (voir notre article sur le sujet). « Ils ne doivent pas dépasser les 10M d’euros, car les risques sont relativement faibles » explique Patrick Vajda, senior consultant chez Marsh.

Grâce à ce programme d’assurance très complet, les sportifs français n’ont plus qu’à se concentrer sur leurs épreuves et leurs performances. Objectif, faire mieux qu’aux Jeux Olympiques de Turin 2006, pendant lesquels la France avait raflé 9 médailles dont 3 d’or se plaçant ainsi au treizième rang du classement des nations présentes à ces olympiades.

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