Dossier « Mondial 2010 » : les couvertures en assurance de la Coupe du monde de football

    A partir du 11 juin prochain et pendant un mois, le monde entier aura les yeux rivés sur l’Afrique du Sud, théâtre de la 19e édition de la Coupe du Monde de football. Pour être prêt en temps et en heure et accueillir la compétition dans les meilleures conditions, l’État sud-africain a déboursé la bagatelle de 3Mds d’euros. Un budget colossal pour un événement hors-norme. Loin des considérations sportives, les compagnies d’assurance ont également mis la main à la pâte pour définir les risques liés à la tenue du mondial. Et là aussi les sommes en jeu sont astronomiques.

    Plus que quelques jours avant le coup d’envoi du match d’ouverture de la Coupe du monde opposant le pays hôte, l’Afrique du Sud, au Mexique. Pendant 1 mois de compétition, l’Afrique du Sud s’apprête à voir débouler des centaines de milliers de supporters venus soutenir leur équipe nationale. Pour un événement planétaire de cette envergure, les enjeux financiers et économiques sont énormes et la moindre anicroche peut coûter très cher.

    C’est pourquoi, les équipes nationales, la Fifa, les diffuseurs, ou encore les sponsors ont tous contracté des assurances pour se prémunir contre les risques qui pourraient survenir pendant le déroulement de la compétition. Pour un tel évènement, les risques sont d’ailleurs partagés entre plusieurs compagnies d’assurance ou de réassurance. Quelques chiffres ont été avancés. Munich Re, serait la plus exposée avec environ 250M d’euros de couverture. Swiss Re, Allianz ou encore Hannover Re sont également de la partie.

    Au total, tous les assureurs impliqués dans le Mondial se partagent un peu plus de 4Mds d’euros de couverture. Autrement dit, si l’on additionne les montants de garantie de tous les principaux acteurs de cette 19ème Coupe du Monde (Fifa, équipes nationales, diffuseurs…) la somme atteinte dépasse les 4Mds d’euros. Il faut dire que les risques pour une compétition de cette ampleur sont extrêmement nombreux : attentats, annulation ou report de match, voire de la compétition… L’Afrique du Sud souffre en outre d’une assez mauvaise réputation dans le domaine de la sécurité. Une donnée qui peut jouer sur le niveau des primes des contrats. Mais sur ces questions le secret reste bien gardé.

    Toujours est-il que la probabilité d’une intervention des assureurs sur les gros risques est tout de même assez faible du fait d’une organisation rodée et très encadrée. En revanche, ils auront surement à gérer quelques petits aléas, mais surement rien de nature à gâcher la fête qui s’annonce pour ce premier Mondial en terre africaine.


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