Dossier « Voitures de luxe » : Les assurances des pilotes amateurs

    Posséder une belle voiture est parfois frustrant. Difficile d’explorer le potentiel de la machine sans enfreindre la loi et la sécurité de ses concitoyens sur les routes. Reste alors la solution de se payer quelques tours de circuits pour vivre les grands frissons de la vitesse et du pilotage, ou de s’inscrire dans des courses organisées. Dans ces cas précis, les assurances diffèrent.

    L’engagement à une compétition organisée par la Fédération française de sport automobile (FFSA) permet au pilote d’être soit adhérent, soit « titulaire d’un titre de participation ». Avec ce sésame, la FFSA inclus une assurance qui couvre la responsabilité civile, la protection juridique ainsi que les accidents du conducteur dans le cadre d’une « individuelle accident ».

    Ces assurances garantissent au pilote, en cas d’accident, le dédommagement des spectateurs victimes (responsabilité civile), les dommages corporels subis par le pilote (individuelle accident) – avec la prise en charge de soins médicaux, le rapatriement, indemnités en cas d’invalidité, ainsi que tout ce qui a trait à des procédures judiciaires mettant en cause le pilote, dans des conditions très précises.

    En outre, il est possible de s’assurer pour une couverture supplémentaire en indemnité journalière, décès ou incapacité permanente.
    La FFSA couvre les pilotes en compétition comme en entraînement. Seulement, on ne parle là que des pilotes et non des véhicules.

    Assurer son véhicule est plus complexe. Dans les conditions générales des contrats auto, les participations à toute compétitions sportives sont des clauses d’exclusions. L’utilisation du véhicule est réservé à un usage défini par le contrat. Vous lirez par exemple : « Nous ne garantissons pas les dommages subis par le véhicule à l’occasion de son utilisation sur tous circuits »

    La plupart des assureurs ne couvrent de toute façon pas ces risques particuliers. Ils redirigent leurs client vers des courtiers spécialisés. Dans les rares cas ou la conduite sur circuit, hors compétition, est tolérée (c’est à dire qu’elle n’est pas une exclusion) l’assureur se limite aux garanties de responsabilité civile, soit les dommages causés aux tiers et non au véhicule.

    Enfin, pour les sportifs qui disposent d’une automobile réservée à la compétition, les dommages au véhicule sont très rarement couverts, ou alors à des tarifs prohibitifs calculer en fonction de la valeur, du type et de l’utilisation (pistes, routes, rallyes) de la voiture. Ces assurances, souscrites chez des courtiers ou des agents spécialisés peuvent assurer les dommages au véhicule pendant son transport, la compétition, sur un temps déterminé ou pendant toute la saison pour les gros compétiteurs.

    De plus en plus, les circuits disposent de contrats dits « de groupe » et sont à même de proposer des assurances à leur client.
    Pour les amateurs qui veulent juste mettre les gaz sur un circuit avec un véhicule coûteux, le prix de l’assurance est si élevé que beaucoup devront surtout faire attention à ne pas avoir d’accident.

    Crédit Photo : samdale12 – Flickr

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